Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a désigné mercredi le général Rostam Ghasemi, commandant de la branche économique des Gardiens de la révolution (Pasdaran), comme nouveau ministre du Pétrole, a annoncé le site internet du Parlement qui doit ratifier cette nomination. Le général Ghasemi, commandant en chef de Khatam al-Anbya, holding économique des Pasdaran massivement présente dans l'industrie pétrolière, figure parmi les personnalités soumises à des sanctions par les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Australie en raison de leur implication dans le programme nucléaire iranien controversé.
Le ministère iranien du Pétrole est dirigé depuis mai par un ministre intérimaire, Mohammad Aliabadi, nommé à la suite d'un imbroglio politico-juridique qui avait vu le président Ahmadinejad tenter sans succès d'assurer lui-même l'intérim de ce ministère clef pour l'Iran, deuxième producteur de l'Opep.
Le Majlis doit encore ratifier la nomination du général Ghasemi lors d'un vote prévu le 2 août, selon le président du Parlement Ali Larijani cité par l'agence Mehr. Trois autres nouveaux ministres, nommés à des portefeuilles créés dans le cadre d'une restructuration du gouvernement, devront également recevoir l'aval des députés lors de la même séance.
Trois importants membres du gouvernement iranien sont déjà visés personnellement par des sanctions internationales liées au conflit entre l'Iran et les grandes puissances sur le dossier nucléaire: le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi (figurant sur la liste de l'UE), le ministre de la Défense Ahmad Vahidi (visé par des sanctions américaines et européennes), et le vice-président Fereydoun Abbassi-Davani, chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), figurant sur la liste des responsables sanctionnés par les Nations Unies qui ont condamné le programme nucléaire iranien dans six résolutions depuis 2006. Ces sanctions individuelles, de nature essentiellement financière, n'ont pas empêché jusqu'à présent les dirigeants iraniens visés de voyager à l'étranger, y compris en Europe.
Le ministère iranien du Pétrole est dirigé depuis mai par un ministre intérimaire, Mohammad Aliabadi, nommé à la suite d'un imbroglio politico-juridique qui avait vu le président Ahmadinejad tenter sans succès...

