Les trois victimes ont été tuées à des postes de contrôle, a expliqué Rami Abdel Rahman, le président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé à Londres.
Un homme a été tué alors qu'il se rendait à son travail à Homs, l'un des bastions de la contestation, où l'armée mène depuis une semaine de violentes opérations de répression, et un autre homme a été tué par balle lundi soir quand les forces de sécurité ont ouvert le feu à un poste de contrôle de Talbissah, près de Homs, a-t-il précisé.
Et une femme a été tuée alors qu'elle circulait à mobylette avec son mari et un enfant. Elle a été abattue juste après avoir passé un poste de contrôle à Idleb, a-t-il ajouté.
Mardi, des "tirs nourris" résonnaient encore à Homs, selon l'OSDH.
Dans le même temps, l'Organisation nationale des droits de l'Homme a accusé les autorités syriennes de transformer le pays en "immense prison" avec l'arrestation de centaines de personnes la semaine dernière.
"La Syrie est devenue une immense prison", a déclaré Ammar Qurabi, président de l'Organisation, dans un communiqué reçu par l'AFP citant les noms d'environ 250 personnes arrêtées récemment par les forces de sécurité et affirmant que la liste n'était pas exhaustive.
"Les autorités syriennes continuent les arrestations arbitraires de militant politiques, d'universitaire et de civils (...). Et les civils syriens continuent de disparaître par centaines", ajoute le communiqué.
Parmi les personnes arrêtées figurent trois avocats qui avaient participé à un sit-in dans les locaux du barreau d'Alep (nord), et qui ont été "frappés avec des câbles électriques et des chaises", selon le communiqué.
Le texte signale aussi une descente des forces de sécurité dimanche à l'aube à Tal Rafaat, dans la région d'Alep, où environ 25 personnes ont été arrêtées: "Des personnes ont été prises en otage pour obliger des membres de leur famille, recherchés par les autorités, à se rendre", selon le communiqué.
Le président syrien Bachar al-Assad a levé en avril l'état d'urgence en vigueur depuis près de 50 ans, mais selon les militants, cela n'a freiné en rien la répression du mouvement de contestation entamé à la mi-mars.
A Douma et à Zabadani, près de Damas, des mères et des épouses de détenus ont manifesté lundi pour réclamer la libération de leurs proches, a déclaré M. Abdel Rahman.
Depuis le 15 mars, la répression du mouvement de contestation a fait plus de 1.400 morts civils, entraîné l'arrestation de plus de 12.000 personnes et l'exode de milliers d'autres au Liban ou en Turquie, selon des organisations de défense des droits de l'Homme.


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