Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est déclaré prêt à engager "immédiatement" des pourparlers de paix avec les Palestiniens à Jérusalem et même à Ramallah (Cisjordanie), dans une interview avec Al-Arabiya et dont des extraits ont été publiés mercredi. "Tout est sur la table, mais il faut se rendre à la table" des négociations, a-t-il déclaré en anglais à la chaîne de télévision arabe. "Je suis prêt à négocier immédiatement la paix entre nos deux peuples, directement avec le président (palestinien Mahmoud) Abbas, et nous pouvons le faire chez moi à Jérusalem, à Ramallah ou n'importe où", a-t-il ajouté.
Le chef du gouvernement israélien a accusé la direction palestinienne d'avoir provoqué le blocage des discussions de paix. Selon lui, la direction palestinienne a dans le passé refusé de conclure les discussions par un arrangement, et ne veut même pas à présent renouer le dialogue de paix. Suspendues pendant près de deux ans, les négociations de paix israélo-palestiniennes ont été relancées début septembre 2010 sous la pression des Etats-Unis et ont à nouveau été bloquées quelques semaines plus tard à l'issue d'un moratoire partiel de dix mois de la construction dans les colonies juives qu'Israël a refusé de proroger. Les Palestiniens exigent un gel total de la colonisation sur des terres qu'ils revendiquent pour leur futur Etat.
Un récent accord de réconciliation entre le parti laïc Fatah de M. Abbas et le mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza a encore réduit les chances d'une reprise des pourparlers de paix. "Quand des gens affirment que l'Etat d'Israël doit être effacé de la surface de la terre, comme le disent l'Iran, le Hezbollah ou encore le Hamas, cela ne laisse pas beaucoup de place à la discussion", a expliqué M. Netanyahu.
Il a par ailleurs démenti qu'Israël souhaite que le président syrien Bachar al-Assad reste au pouvoir, mais a reconnu avoir eu dans le passé des contacts secrets avec Damas en vue d'un accord de paix. "Nous n'intervenons pas dans ce qui se passe en Syrie, mais nous souhaiterions avoir des relations pacifiques (...) Plusieurs personnes, y compris moi-même, ont mené des négociations secrètes en vue de l'établissement d'une paix formelle", a-t-il encore dit. "J'espère que personne ne songe en Syrie, en Iran ou au sein du Hezbollah à provoquer des incidents à la frontière avec Israël pour détourner l'attention sur ce qui se passe en Syrie", a conclu M. Netanyahu.
Le chef du gouvernement israélien a accusé la direction palestinienne d'avoir provoqué le blocage des discussions de paix. Selon lui, la direction palestinienne a dans le passé refusé de...

