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Chypre/explosion : un second ministre annonce sa démission

Le ministre chypriote des Affaires étrangères Marcos Kyprianou a annoncé lundi sa décision de démissionner une semaine après l'explosion d'une cargaison d'armes qui a fait 13 morts et gravement endommagé la principale centrale thermique de l'île.
Après avoir témoigné devant le Parlement, M. Kyprianou a déclaré aux journalistes qu'il demanderait à M. Christofias d'accepter son départ, "non en raison d'un sentiment de culpabilité mais pour des motifs de sensibilité politique".
Il deviendrait ainsi le second ministre après celui de la Défense, à quitter le cabinet depuis l'explosion le 11 juillet d'une cargaison d'armes iraniennes saisies en 2009 dans un navire faisant route vers la Syrie en violation d'un embargo, et stockées sur la principale base navale du sud de Chypre. Un porte-parole du gouvernement Stefanos Stefanou a confirmé que le ministre avait abordé la question de sa démission au téléphone avec le président.
M. Kyprianou a dit être à la disposition des enquêteurs: "J'espère que tout le monde est conscient de la gravité de la situation et de la nécessité de rendre des comptes. J'espère que tout le monde va coopérer pour attribuer des responsabilités sur la base de faits réels".
Selon des documents obtenus par la presse, au moins cinq ministres étaient au courant des risques d'explosion que représentaient les 98 conteneurs d'armes, stockés en plein soleil dans une base toute proche de la principale centrale thermique de l'île, à proximité de la ville côtière de Limassol.
L'explosion, qui a fait 13 morts, dont le commandant de la marine chypriote, et plus de 60 blessés, a soufflé la principale centrale thermique de l'île qui ne pourra pas fonctionner avant des mois. Cet accident militaire, le plus grave depuis l'invasion du nord de Chypre par la Turquie en 1974, a provoqué l'ire des Chypriotes qui accusent le gouvernement de négligence et manifestent régulièrement par milliers pour réclamer la démission du président Demetris Christofias.
Le gouvernement affirme que le président n'était pas informé du danger.
Mais la colère des Chypriotes ne retombe pas et leur rancœur a été attisée par ce qui a été perçu comme de la réticence du président à présenter ses excuses pour la catastrophe et par les coupures d'électricité jugées arbitraires. La prochaine grande manifestation anti-Christofias est prévue mardi.
"Il s'agit de la plus grave crise depuis 1974, à la fois politiquement et économiquement", a commenté le président du Parlement, Yiannakis Omirou.
Face à la subite pénurie d'électricité, les Chypriotes subissent des coupures tournantes de deux heures, une à deux fois par jour, et les autorités ont appelé la population à limiter l'usage des climatiseurs, alors que les températures oscillent entre 35 et 40 degrés Celsius.
La Grèce a promis deux générateurs, Israël une dizaine de petite capacité, et Chypre va importer de l'électricité du nord de l'île, une entité uniquement reconnue par la Turquie.
Le ministre chypriote des Affaires étrangères Marcos Kyprianou a annoncé lundi sa décision de démissionner une semaine après l'explosion d'une cargaison d'armes qui a fait 13 morts et gravement endommagé la principale centrale thermique de l'île.Après avoir témoigné devant le Parlement, M. Kyprianou a déclaré aux journalistes qu'il demanderait à M. Christofias d'accepter son départ, "non en raison d'un sentiment de culpabilité mais pour des motifs de sensibilité politique".Il deviendrait ainsi le second ministre après celui de la Défense, à quitter le cabinet depuis l'explosion le 11 juillet d'une cargaison d'armes iraniennes saisies en 2009 dans un navire faisant route vers la Syrie en violation d'un embargo, et stockées sur la principale base navale du sud de Chypre. Un porte-parole du gouvernement Stefanos...