M. Ford a quitté la ville à la mi-journée vendredi après avoir rencontré de nombreux manifestants, et a regagné Damas, a précisé Victoria Nuland, la porte-parole de la diplomatie américaine.
Mme Nuland a répété que Washington avait informé à l'avance Damas de cette visite.
"Nous sommes franchement un peu consternés" de la réaction syrienne, a-t-elle commenté, jugeant que l'idée selon laquelle sa visite a été une surprise pour le gouvernement syrien "n'a pas de sens".
Washington avait annoncé jeudi la visite du diplomate dans cette ville située à 210 km au nord de la capitale afin d'"établir le contact" avec l'opposition dans cette localité assiégée par les chars.
D'après la porte-parole, l'ambassadeur a été acclamé vendredi par des manifestants, qui ont couvert de fleurs le pare-brise de sa voiture. Il aurait renoncé à sortir de sa voiture afin de ne pas leur voler la vedette.
De même source, lorsqu'il a quitté la ville vers 13h30 locales, il a été escorté par des manifestants à moto soucieux de sa sécurité.
La porte-parole a relevé que la visite de l'ambassadeur français à Hama n'avait pas été coordonnée entre les deux diplomates.
La visite du diplomate américain a suscité l'ire des autorités syriennes, selon lesquelles les Etats-Unis sont "impliqués" dans le mouvement de contestation et "incitent à faire monter (la tension), ce qui nuit à la sécurité et à la stabilité en Syrie".
M. Ford, accusé par Damas d'avoir rencontré des "saboteurs", a vu jeudi "de nombreux citoyens ordinaires", "des Syriens moyens demandant le changement dans leur pays", selon Mme Nuland. L'idée que sa visite serait une provocation, a-t-elle lancé, "est absolument n'importe quoi".

