"Non au dialogue: quel dialogue alors que le sang a été versé ? Quel dialogue alors que les villes sont assiégées ? Le peuple veut la chute du régime", écrivent les militants anti-régime sur leur page Facebook intitulée "La Révolution syrienne 2011".
"Non au dialogue avec les assassins, le sang encore chaud des martyrs nous appelle, nous sommes la légitimité (...) le dialogue avec le régime est inutile", poursuivent-ils.
Comme tous les vendredis, après la prière, les militants dans les différentes villes du pays et notamment Hama (centre) seront mobilisés en force, déterminés plus que jamais à mener à bout la révolte lancée le 15 mars, malgré la répression qui a fait plus de 1.300 morts chez les civils.
Les autorités tentent de soumettre Hama (210 kilomètres au nord de Damas), où 25 civils ont été tués depuis mardi par les forces de sécurité et théâtre de manifestations massives contre le pouvoir, selon les militants. Cette ville rebelle avait déjà été témoin d'une répression ayant fait 20.000 morts dans les années 80.
Dans une démarche surprenante, l'ambassadeur des Etats-Unis à Damas, Robert Ford, s'est rendu à Hama jeudi et compte y rester en vue des manifestations selon le département d'Etat. Il a pour mission "d'établir le contact" avec l'opposition, d'après un haut responsable américain.
Damas a immédiatement accusé les Etats-Unis d'être "impliqués" dans le mouvement de contestation et "d'inciter à faire monter (la tension) ce qui nuit à la sécurité et à la stabilité en Syrie", selon le ministère des Affaires étrangères.
Par ailleurs, les opposants ont lancé sur leur page Facebook une campagne de boycott "des commerçants qui soutiennent le régime assassin en Syrie".
"Boycottez ceux qui financent le régime", "Ne payez pas le prix de la balle qui est en train de nous tuer", lit-on vendredi sur cette page.
Le milieu des affaires dans la capitale Damas et la deuxième ville de Syrie Alep reste jusqu'à présent fidèle au régime et se garde bien de se mobiliser dans les rues comme c'est le cas dans d'autres régions.
Les militants ont également annoncé qu'ils préparaient une mobilisation le 16 juillet à la frontière turque "pour les réfugiés, pour les exilés, pour les souffrances des victimes", en référence aux milliers de réfugiés syriens en Turquie qui ont fui les violences de leur pays les deux derniers mois. Beaucoup d'entre eux sont rentrés depuis.


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