Des associations de soutien aux Palestiniens avaient appelé sur internet leurs sympathisants à converger le 8 juillet vers l'aéroport international David Ben Gourion de Tel Aviv, afin de se rendre ensuite dans les territoires palestiniens.
Les autorités israéliennes ont qualifié ces sympathisants de "hooligans" et averti qu'elles agiraient avec fermeté contre la " provocation"que constituerait une telle manifestation.
"Tout pays a le droit élémentaire de refuser l'entrée sur son sol de provocateurs", a réaffirmé jeudi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, lors d'une visite à Sofia.
"Israël a remis aux "compagnies aériennes une liste de 342 personnes indésirables, les avertissant qu'elles seront aussitôt refoulées aux frais des compagnies" a indiqué à l'AFP, la porte parole des services de l'immigration Sabin Hadad.
Suite à cet avertissement "les compagnies ont refusé d'ores et déjà de prendre à bord quelques 200 de ces passagers" a-t-elle précisé.
Durant la nuit, Israël a refoulé, dès leur arrivée, deux militantes américaines, venues par avion de Grèce, a-t-elle indiqué par ailleurs.
Les deux femmes devaient initialement participer à la flottille bloquée en Grèce, alors que celle-ci cherche à forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza.
Aucun incident n'a été signalé à l'aéroport où la police israélienne restait néanmoins déployée en force.
"Plus de 500 policiers et gardes frontières ont été déployés dans l'aéroport et ses environs pour faire face à toute éventualité", a indiqué vendredi le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.
A Paris, une cinquantaine de voyageurs occupaient un terminal de la compagnie Lufthansa à l'aéroport parisien de Roissy vendredi matin après s'être vu refuser l'enregistrement de leur vol car leur nom figurait sur une liste de "personnes indésirables" envoyée par Israël.
Les voyageurs refoulés, dont la destination finale était Bethléem, étaient invités par d'autres associations et devaient prendre un vol Lufthansa pour Tel Aviv via Francfort. D'autres participants à ce mouvement devaient embarquer sur un vol Alitalia via Rome.

