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Bahreïn : commission d'enquête sur la répression des manifestations

Bahreïn a chargé mercredi une commission indépendante de cinq membres, dont des juristes de renommée internationale, d'enquêter sur la sanglante répression du mouvement de contestation du régime de février-mars, vivement dénoncée par l'opposition et des ONG.
Créée par un décret du roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa, la commission, présidée par Mahmoud Chérif Bassiouni, expert international en droit pénal, est chargée d'"enquêter sur les évènements survenus à Bahreïn en février-mars" et doit soumettre ses conclusions dans un délai de quatre mois "n'excédant pas le 30 octobre".
La commission aura "libre accès à toute personne qu'elle jugera utile", y compris des représentants de la société civile, l'opposition, "de présumées victimes et témoins de prétendues violations des droits de l'Homme", selon le texte du décret.
"Le gouvernement ne doit s'immiscer d'aucune manière dans le travail de la commission", laquelle pourra recommander de "faire juger toute personne, y compris des responsables ou fonctionnaires" impliqués dans des violations des droits, afin d'"empêcher une réédition des événements" survenus dans le pays.
Philippe Kirsch, un avocat canadien et ancien président de la Cour pénale internationale (CPI), et Sir Nigel Simon Rodley, membre de la Commission des Nations unies pour les droits de l'Homme, font partie de la commission.
L'annonce de la création de cette commission d'enquête intervient deux jours avant l'ouverture prévue samedi d'un dialogue national, convoqué par le roi pour relancer les réformes politiques après la répression de la contestation, et auquel l'opposition chiite n'a pas encore confirmé sa participation.
Malgré une normalisation apparente, la tension reste vive dans le pays où une vague de licenciements et de poursuites judiciaires touchant notamment les chiites, majoritaires au sein de la population autochtone, a été dénoncée par les organisations de défense des droits de l'Homme.
La vague de protestations populaires et sa répression ont fait entre la mi-février et la mi-mars 24 morts, selon Manama. Quatre manifestants sont morts depuis en détention.
Bahreïn a chargé mercredi une commission indépendante de cinq membres, dont des juristes de renommée internationale, d'enquêter sur la sanglante répression du mouvement de contestation du régime de février-mars, vivement dénoncée par l'opposition et des ONG.Créée par un décret du roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa, la commission, présidée par Mahmoud Chérif Bassiouni, expert international en droit pénal, est chargée d'"enquêter sur les évènements survenus à Bahreïn en février-mars" et doit soumettre ses conclusions dans un délai de quatre mois "n'excédant pas le 30 octobre".La commission aura "libre accès à toute personne qu'elle jugera utile", y compris des représentants de la société civile, l'opposition, "de présumées victimes et témoins de prétendues violations des droits de l'Homme", selon le texte du...