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Jibril (CNT libyen) confie à Sarkozy son mécontentement envers l'UA

Le dirigeant rebelle libyen Mahmoud Jibril, a fait part mardi au président français Nicolas Sarkozy de son mécontentement envers l'Union africaine (UA) qui a haussé le ton dimanche face à l'OTAN, dénonçant un projet d'"assassinat politique" de Mouammar Kadhafi.
C'est la troisième fois que le numéro deux du Conseil national de transition (CNT) libyen était reçu par Nicolas Sarkozy. Il était accompagné de ses ministres de la Défense Jalal Dreli et de l'Information Mahmoud Shammam.
Avec le président Sarkozy, "nous avons parlé du sommet africain", a rapporté à la presse M. Shammam. "Nous ne sommes pas satisfaits de l'initiative de l'Union africaine. Nous voulons vraiment que l'UA traduise dans toutes les langues" ce que sont "les attentes du peuple libyen", a-t-il dit.
"Le peuple libyen ne veut plus avoir de dictateur, ne veut plus vivre dans une dictature, il veut le départ de Kadhafi et de sa famille. Les libyens veulent être libres de pouvoir choisir leur propre système politique, économique et social. Les Libyens veulent une constitution, des institutions en état de marche et ils veulent l'alternance au pouvoir", a-t-il ajouté.
M. Shammam a indiqué que le CNT enverrait une délégation "de haut niveau" au sommet de l'UA qui se tient jeudi et vendredi à Malabo.
Dimanche, le président sud-africain Jacob Zuma avait, au nom de l'Afrique, haussé le ton face à l'OTAN, soulignant qu'elle n'avait pas été mandatée par l'ONU pour conduire "l'assassinat politique" de Mouammar Kadhafi, alors que les rebelles avancent et sont à 50 km de Tripoli.
Toutefois, de plus en plus de voix au sein de l'UA évoquent désormais un départ du pouvoir du colonel Kadhafi, un sujet longtemps tabou.
Les juges de la CPI ont délivré lundi des mandats d'arrêt pour crimes contre l'humanité, à savoir des meurtres et persécutions, contre le colonel Mouammar Kadhafi, son fils Seif a-Islam et le chef des services de renseignements libyens Abdallah Al-Senoussi, comme le procureur le leur avait demandé le 16 mai.
Le dirigeant rebelle libyen Mahmoud Jibril, a fait part mardi au président français Nicolas Sarkozy de son mécontentement envers l'Union africaine (UA) qui a haussé le ton dimanche face à l'OTAN, dénonçant un projet d'"assassinat politique" de Mouammar Kadhafi.C'est la troisième fois que le numéro deux du Conseil national de transition (CNT) libyen était reçu par Nicolas Sarkozy. Il était accompagné de ses ministres de la Défense Jalal Dreli et de l'Information Mahmoud Shammam.Avec le président Sarkozy, "nous avons parlé du sommet africain", a rapporté à la presse M. Shammam. "Nous ne sommes pas satisfaits de l'initiative de l'Union africaine. Nous voulons vraiment que l'UA traduise dans toutes les langues" ce que sont "les attentes du peuple libyen", a-t-il dit."Le peuple libyen ne veut plus avoir de dictateur, ne veut...