"Il s'agit d'une mauvaise idée qui ne peut une fois de plus qu'attiser les tensions et créer une source de conflit", a déclaré M. Valero, au cours d'un point-presse.
"Nous sommes préoccupés par les informations faisant état d'un départ imminent de la flottille et de la participation possible de deux bateaux français à cette entreprise", a-t-il ajouté.
Une flottille humanitaire d'une dizaine de bateaux doit, pour la deuxième année consécutive, essayer de briser le blocus imposé par Israël depuis cinq ans sur l'enclave palestinienne de Gaza. Elle comprend une dizaine de bateaux devant embarquer 350 militants, députés et journalistes provenant de 22 pays, essentiellement européens mais aussi des Etats-Unis et du Canada.
Un bateau français a quitté samedi la Corse, avec six personnes à son bord, pour rejoindre la flottille. Un autre bateau français, le Louise Michel, se trouve actuellement en Grèce.
En mai 2010, des Français avaient participé à la première flottille, mais sans affréter un bateau.
"Nous avons fait savoir que nous voulions décourager cette entreprise et nous avons attiré l'attention de tous, en particulier de nos compatriotes (...), sur les risques qui sont liés" à cette "navigation hasardeuse", a poursuivi Bernard Valero.
"L'aide humanitaire à destination de Gaza doit transiter par voies terrestres, via les canaux existant", à partir de deux ports en Israël et en Egypte, a-t-il réitéré.
"Nous souhaitons que les conditions de l'allègement (du blocus de Gaza) mis en place par les autorités israéliennes continuent de s'approfondir et que les projets des Nations unies (à Gaza) puissent se réaliser de manière normale, sans obstacle", a-t-il dit.
Les bateaux de la flottille devaient se rejoindre "jeudi ou vendredi" à proximité de la Crète, au sud de la Grèce, pour appareiller vers Gaza, selon les organisateurs.


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