"Les Comités de coordination de la Révolution syrienne dénoncent par principe toute réunion ou congrès qui a lieu sous la bannière du régime", affirment ces comités, qui chapeautent les militants en Syrie, dans un communiqué publié sur Facebook.
"Les révolutionnaires doivent prendre des dizaines de mesures de sécurité avant de pouvoir tenir une telle réunion, afin d'échapper à la prison, à la torture ou à l'élimination", indique le texte.
"Il est donc très naturel que l'on s'interroge sur la légitimité de cette réunion qui prétend appartenir à la rue syrienne, alors que le régime syrien lui a assuré la protection et une couverture médiatique, et compte sur elle pour construire une image civilisée et légitime qui lui manque", ajoute le document.
"Personne n'aurait dû légitimer le régime aux dépens du sang de nos martyrs. Les comités réitèrent leur engagement en faveur de la rue syrienne qui se révolte pour renverser le régime des milices favorables à Assad et se mettent au service de tous les révolutionnaires syriens libres", poursuit le texte.
Les opposants réunis à Damas ont affirmé lundi à l'issue d'une réunion leur "soutien au soulèvement populaire qui veut passer à la démocratie", appelant dans le même temps à la fin des opérations sécuritaires", dans une allusion à la sanglante répression de la contestation.
Selon l'agence de presse officielle Sana, le régime a appelé "les forces (vives du pays), les intellectuels et les personnalités politiques à participer à une réunion le 10 juillet prochain pour débattre notamment des amendements prévus de la Constitution".
La Syrie est secouée depuis le 15 mars par un mouvement de contestation inédit du régime du président Assad. Les autorités, qui répriment dans le sang les manifestations, accusent des "groupes terroristes armés" de vouloir déstabiliser le pays.
1.342 civils et 343 policiers et soldats ont été tués depuis le début de ce mouvement de contestation, selon le dernier bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.


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