"Nous allons discuter pour parvenir à une vision nationale afin de sortir de la crise que traverse la Syrie", a déclaré à l'AFP le président de la Ligue syrienne des droits de l'Homme, Abdel Karim Rihaoui.
Mais ce rassemblement, qui réunira durant une seule journée près de cent personnalités non affiliées à des partis, ne sera "pas le porte-parole des protestataires dans la rue", a souligné le militant.
L'écrivain et opposant Fayez Sara, détenu d'avril à mai, figure parmi les participants. "L'idée est de diagnostiquer la crise et de contribuer à y remédier", a déclaré M. Sara qui a appelé tout le monde à y participer.
L'écrivain et journaliste Louaï Hussein, qui a également fait de la prison, est l'instigateur de cette réunion. Il a estimé que "les militants doivent pouvoir dire leur mot sur ce qui se passe dans le pays".
Les militants pro-démocratie et protestataires, qui organisent des manifestations quasi-quotidiennes, réclament aujourd'hui la chute du régime et des élections libres, appelant à poursuivre "la révolution jusqu'à la réalisation de tous ces objectifs".
Le pouvoir a envoyé ces derniers mois l'armée et ses chars dans de nombreuses villes du pays pour réprimer les protestataires, arguant que leur intervention est dictée par la présence de "terroristes armés qui sèment le chaos", sans vouloir reconnaître explicitement l'ampleur de la contestation.
Les forces de sécurité syriennes ont tué 18 personnes vendredi en ouvrant le feu sur des manifestants qui ont défilé par dizaines de milliers dans le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

