Ce rassemblement ainsi que d'autres événements à travers le monde commémoraient samedi l'enlèvement du soldat franco-israélien il y a cinq ans jour pour jour alors que des appels internationaux exhortent le Hamas à le libérer ou, à défaut, à fournir une preuve de vie du Franco-israélien de 24 ans.
A Kerem Shalom, les organisateurs ont lu une lettre de Zvi Shalit, le grand-père du jeune tankiste, reprochant au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de ne pas accepter un échange de prisonniers avec le Hamas contre la libération de son petit-fils.
"Pour nous il est évident qu'en refusant le compromis, le Premier ministre joue tous les jours avec la vie de mon petit-fils et le met en danger", a-t-il écrit dans cette lettre.
Des centaines de personnes se sont également retrouvées devant la résidence de M. Netanyahu à Jérusalem, où les parents de Gilad Shalit ont campé pendant une année sous une tente en signe de protestation.
L'ambassadeur français en Israël Christophe Bigot était attendu devant cette tente plus tard dans la journée pour remettre à Aviva et Noam Shalit une lettre du président français Nicolas Sarkozy.
Vingt-quatre personnalités israéliennes devaient également se relayer, passant chacune symboliquement une heure dans une cellule pour exhorter Israël à accepter un échange de prisonniers avec le Hamas contre la libération de Gilad Shalit.
"Le message est: oui à un accord, non à l'indifférence. Gilad doit rentrer à la maison", ont annoncé dans un communiqué les organisateurs de l'événement qui doit être filmé et diffusé sur Facebook.
De son côté, le Hamas a également marqué l'événement à Gaza, en construisant une fausse cellule où était enfermé un homme déguisé en soldat israélien devant un gâteau, planté de cinq fleurs, une pour chaque année de détention, a constaté un journaliste de l'AFP.
Un haut-parleur a diffusé l'enregistrement du soldat Shalit suppliant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de tout faire pour le libérer dans une vidéo diffusée en octobre 2009 qui constitue la dernière preuve de vie du soldat.
"La Croix-Rouge demande la libération de Shalit, nous demandons à la Croix-Rouge si elle a entendu parler des 7.000 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes", annonçait une banderole au-dessus de cette cellule.
La Croix-Rouge, qui n'a jamais pu rencontrer à Gilad Shalit, a accès aux détenus palestiniens.
Dans le même temps, les Brigades Al-Qassam, la branche militaire du Hamas ont assuré dans un communiqué mis en ligne sur leur site internet que Gilad Shalit "ne verra pas la lumière du jour" tant que les prisonniers palestiniens ne seraient pas libérés.
D'autres événements ont été organisés à travers le monde. L'ONU ainsi que de nombreux Etats ont appelé le Hamas à libérer Gilad Shalit.
"Les Etats-Unis condamnent en les termes les plus fermes cette détention et rejoignent les Etats et organisations internationales à travers le monde pour réclamer au Hamas sa libération immédiate", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney dans un communiqué.
Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a appelé à la "libération immédiate" de Gilad Shalit et demandé au Hamas "de protéger sa vie, de le traiter humainement, d'apporter une preuve de vie et d'autoriser sa famille à le contacter".
A Paris, les autorités prévoient de déployer un portrait du Franco-israélien sur la façade de la mairie.

