"Le bureau du Centre de promotion des exportations (Cepex) à Benghazi sera ouvert à partir de lundi prochain", a déclaré à l'AFP Habib Hammami, futur directeur de la représentation du (Cepex) à Benghazi.
Cette ouverture "n'a aucune connotation politique", a toutefois tenu à préciser M. Hammami. "On y pense depuis très longtemps. Le gouvernement a donné son accord il y a à peu près une semaine", a-t-il ajouté en précisant que "la représentation (du Cepex) est toujours ouverte à Tripoli".
La Tunisie n'a pas reconnu le Conseil national de transition libyen (CNT) comme seul représentant de la Libye, mais dans une interview à la chaîne qatariote Al-Jazira, le Premier ministre de transition Béji Caïd Essebsi a déclaré lundi soir que son pays le fera "lorsqu’il (le CNT) nous le demandera".
"Au début la Tunisie avait observé une neutralité absolue en raison des liens de voisinage et du nombre croissant de réfugiés arrivant en Tunisie", a fait valoir récemment Taïeb Baccouche, porte-parole du gouvernement tunisien, dans une déclaration à l'AFP, avant de reprocher au leader libyen Mouammar Kadhafi "d'avoir tout fait pour exprimer son mécontentement et son rejet de la révolution tunisienne".
"Il s'est permis de s'immiscer dans les affaires tunisiennes en appelant les Tunisiens à garder (le président déchu) Ben Ali". "Cela a été très mal perçu par le peuple et le gouvernement tunisiens", a ajouté M. Baccouche.
Le ministre a noté qu'il y avait eu pas mal de problèmes à la frontière entre les deux pays et que certaines zones situées en territoire tunisien avaient été bombardées, "ce qui est inacceptable", a-t-il dit.
"La Libye est le cinquième client de la Tunisie, elle engrange 5% des exportations du pays", a indiqué M. Hammami.
Pendant les trois mois qui ont suivi le soulèvement populaire qui a commencé le 17 février, les exportations tunisiennes vers la Libye ont baissé d'un tiers (32%), selon l'Observatoire tunisien du commerce extérieur.

