Un groupe d'experts des 27 Etats membres de l'UE a entamé jeudi à Bruxelles des travaux "en vue d'élargir le champ des sanctions contre la Syrie", a indiqué un diplomate européen à l'AFP.
Il s'agit de marquer "une nouvelle gradation", après deux premiers trains de sanctions ayant déjà visé des caciques du régime, puis le président syrien lui-même, a-t-il précisé.
Les experts "discutent de noms et de sociétés" qui pourraient être placées sur une nouvelle liste de sanctions, a souligné un autre diplomate européen.
S'il est "douteux" qu'elle soit prête à temps pour être entérinée par les ministres européens des Affaires étrangères, qui se retrouvent lundi à Luxembourg, elle pourrait être adoptée en marge d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement programmé jeudi et vendredi prochains à Bruxelles, selon ces diplomates.
La discussion à l'échelle européenne sera probablement influencée par l'évolution des négociations à l'ONU, où Européens et Américains essaient depuis plus de deux semaines de faire condamner la répression sanglante en Syrie au conseil de sécurité. Ils se heurtent aux résistances de plusieurs partenaires, Russie et Chine en tête.
La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et le Portugal ont déposé un projet de résolution assimilant la répression en Syrie, qui a déjà fait plus de 1.200 morts selon des ONG, à un crime contre l'humanité.
Mercredi, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé avait indiqué ne pas vouloir prendre le risque de mettre aux voix le texte sans "majorité suffisante", précisant qu'il restait notamment à convaincre l'Afrique du Sud, l'Inde, et le Brésil.

