Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Incidents Golan: les forces syriennes n'ont pas empêché les manifestants

Les forces syriennes ne sont pas intervenues pour empêcher des manifestants palestiniens de franchir le ligne de cessez-le-feu dans le Golan, lors des sanglantes manifestations des 15 mai et 5 juin, selon un rapport de l'ONU obtenu par l'AFP.
Les incidents avaient fait 27 morts quand les forces de sécurité israéliennes avaient ouvert le feu sur les manifestants et des diplomates ont accusé le régime de Damas de vouloir avec ces violences frontalières faire diversion à la répression meurtrière exercée contre les opposants dans le pays.
Le rapport, basé sur les observations de la Force des Nations Unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD), présente dans le Golan, n'accuse pas la Syrie d'avoir organisé les troubles, mais souligne que des éléments des forces de sécurité syriennes se trouvaient à proximité dans les deux occasions.
Le 15 mai, anniversaire de la création d'Israël, quelque 4.000 manifestants s'étaient rassemblés. Selon le rapport, environ 300 se sont dirigés vers le côté israélien et, "en dépit de la présence de la police syrienne ont traversé la ligne de cessez-le-feu, traversant un champ de mines non-marqué".
Les forces israéliennes ont tout d'abord tiré des gaz lacrymogènes, puis des tirs de sommation et enfin "des tirs directs", selon l'ONU qui évoque un bilan de 4 morts et 41 blessés.
Le 5 juin, anniversaire de la "Naksa", la défaite arabe au cours de la guerre des Six Jours de juin 1967, des manifestant palestiniens se sont à nouveau rassemblés à deux endroits près de la ligne de cessez-le-feu. "En dépit de la présence des forces de sécurité syriennes, les protestataires ont essayé de franchir la ligne de cessez-le-feu dans les deux endroits", selon le rapport.
Les forces israéliennes ont à nouveau fait usage de gaz lacrymogènes, avant de tirer et l'ONU évoque cette fois jusqu'à 23 morts et de nombreux blessés.
Selon le rapport, Israël et la Syrie ont "globalement" coopéré avec la FNUOD, qui compte quelque 1.400 Casques bleu d'Autriche, du Canada, de Croatie, d'Inde, du Japon et des Philippines.
Mais, toujours selon le rapport, "les troubles anti-gouvernementaux en Syrie se sont étendus à plusieurs villages" proches de la ligne de cessez-le-feu et depuis fin avril les forces onusiennes se sont vu refuser l'accès à six de ces localités, "ostensiblement pour des raison de sécurité".
Selon un diplomate occidental, interrogé sur ce rapport, il démontre que "les autorités syriennes ont attisé les troubles à la frontière pour détourner l'attention de leurs problèmes intérieurs et de la répression brutale".
Les forces syriennes ne sont pas intervenues pour empêcher des manifestants palestiniens de franchir le ligne de cessez-le-feu dans le Golan, lors des sanglantes manifestations des 15 mai et 5 juin, selon un rapport de l'ONU obtenu par l'AFP.Les incidents avaient fait 27 morts quand les forces de sécurité israéliennes avaient ouvert le feu sur les manifestants et des diplomates ont accusé le régime de Damas de vouloir avec ces violences frontalières faire diversion à la répression meurtrière exercée contre les opposants dans le pays.Le rapport, basé sur les observations de la Force des Nations Unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD), présente dans le Golan, n'accuse pas la Syrie d'avoir organisé les troubles, mais souligne que des éléments des forces de sécurité syriennes se trouvaient à proximité dans les...