Syrie: les membres du Conseil de sécurité devant leurs responsabilités (Paris)
OLJ /
le 14 juin 2011 à 15h55
Les quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU sont maintenant devant le choix de "fermer les yeux" ou de prendre leurs responsabilités face à la "situation intolérable" provoquée par la répression en Syrie, a déclaré mardi le ministère français des Affaires étrangères. "On est face à une situation où chacun doit choisir maintenant au Conseil de sécurité. Soit on regarde ailleurs, on ferme les yeux, on ne veut pas voir ce qui est en train de se passer. Soit on prend ses responsabilités", a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero. "Il est évident que (...) cet appel à la responsabilité revêt un relief tout à fait particulier s'agissant de quelques-uns des membres permanents du Conseil de sécurité", a-t-il ajouté, en allusion à la Russie et la Chine, opposées à l'adoption d'une résolution condamnant le régime syrien. "Nous regrettons l'absence de consensus au sein du Conseil", a précisé le porte-parole dans une déclaration écrite, en dénonçant à nouveau le fait que "les forces de sécurité syriennes continuent à tirer sur des civils désarmés". "Les Nations unies parlent à présent de plus de 1.200 morts, évoquent d'innombrables cas de tortures et de violations des droits de l'Homme. Des milliers de réfugiés fuient actuellement la Syrie", a-t-il ajouté. "Ce bilan est catastrophique" et "la France souhaite que le Conseil de sécurité se prononce sur la situation intolérable qui règne en Syrie et sur la fuite en avant du régime de Damas", a précisé Bernard Valero. Dotées d'un pouvoir de veto, la Russie et la Chine s'opposent jusqu'à présent à toute condamnation de Damas. Plusieurs émergents, Brésil, Afrique du Sud et Inde, sont aussi réticents à l'approbation d'un texte. Neuf voix sur les 15 membres du Conseil de sécurité sont nécessaires - sans veto - pour l'adoption d'une résolution.
Les quinze membres du Conseil de sécurité de l'ONU sont maintenant devant le choix de "fermer les yeux" ou de prendre leurs responsabilités face à la "situation intolérable" provoquée par la répression en Syrie, a déclaré mardi le ministère français des Affaires étrangères."On est face à une situation où chacun doit choisir maintenant au Conseil de sécurité. Soit on regarde ailleurs, on ferme les yeux, on ne veut pas voir ce qui est en train de se passer. Soit on prend ses responsabilités", a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero."Il est évident que (...) cet appel à la responsabilité revêt un relief tout à fait particulier s'agissant de quelques-uns des membres permanents du Conseil de sécurité", a-t-il ajouté, en allusion à la Russie et la Chine, opposées à...
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