"Nous assistons avec surprise à des déclarations des responsables britanniques et américains qui ouvertement s'ingèrent dans les affaires intérieures de notre pays et des pays de la région", a-t-il déclaré.
"Nous pensons que les responsables britanniques et américains feraient mieux d'entendre le message des peuples de la région pour comprendre que la raison principale des mouvements des peuples musulmans est leur colère contre la politique de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis", a-t-il ajouté.
M. Mehmanparast était interrogé à propos d'une déclaration officielle du Foreign Affairs à l'occasion du second anniversaire de la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad. Les chefs de l'opposition ont dénoncé des fraudes massives lors du scrutin et ne reconnaissent pas les résultats de la présidentielle de juin 2009.
Dimanche, à l'appel des sites d'oppostion, de petits groupes se sont retrouvés dans le centre de Téhéran pour une marche silencieuse pour marquer cet anniversaire. Mais le très large déploiement policier a empêché tout rassemblement.
La police a procédé à des dizaines d'interpellations.
Lundi, le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Alistair Burt a demandé dans un communiqué aux autorités iraniens de "libérer immédiatement tous ceux qui ont été arrêtés (dimanche) et au cours des deux dernières années parce qu'ils ont simplement exercé ce qui devrait être leur liberté légitime".
Il a aussi demandé l'ouverture d'une "enquête transparente sur la mort de Hoda Saber et de la militante des droits de l'Homme Haleh Sahabi".
Reza Hoda Saber, journaliste et opposant, qui observait une grève de la faim en prison, est mort d'une crise cardiaque à l'hôpital, a rapporté dimanche le site d'opposition Kaleme.com. Les autorités pénitentiaire ont démenti qu'il était en grève de la faim.
Selon des sites d'opposition, il avait entamé sa grève de la faim le 2 juin, jour de la mort de Haleh Sahabi, militante politique et féministe.
Cette dernière est décédée d'une crise cardiaque au cours de l'enterrement de son père, dirigeant d'une petit parti d'opposition, après s'être opposée aux forces de l'ordre.


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