Selon un fonctionnaire du ministère iranien, cité par l'agence de presse Irna, les accusations lancées par Hague ne reposent "sur aucune preuve ni sur un quelconque motif". William Hague a affirmé cette semaine devant la Chambre des communes que Téhéran, allié de la Syrie, aidait à la répression du mouvement de contestation entamé à la mi-mars en Syrie.
"L'Iran conjugue la répression brutale des dirigeants de l'opposition sur son territoire avec la fourniture de matériel et de conseils techniques pour aider le régime syrien à écraser les manifestations en Syrie", avait-t-il dit.
"Cela est inacceptable et renforce notre préoccupation quant à l'attitude et aux intentions de l'Iran dans le domaine du nucléaire", avait ajouté le chef de la diplomatie britannique.
Pour le ministère iranien des Affaires étrangères, "Rien ne justifie que le gouvernement britannique lance de telles accusations contre des pays tiers (...)"
Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, a déclaré jeudi que plus de 1.100 personnes avaient sans doute trouvé la mort dans la répression en Syrie et que quelque 10.000 autres personnes avaient été arrêtées dans ce pays depuis la mi-mars.
Un porte-parole du Foreign Office a confirmé jeudi dans un communiqué la convocation du chargée d'affaires britannique à Téhéran par le ministère iranien des Affaires étrangères.
"Le Royaume-Uni maintient ses déclarations. Nous restons extrêmement préoccupés par la répression de son propre peuple par le gouvernement iranien et par son soutien à des éléments violents dans la région", dit le communiqué.
"Nous avons des informations crédibles donnant à penser que l'Iran aide la Syrie à réprimer des manifestations, notamment en fournissant du savoir faire et de l'équipement. Nous avons déjà soulevé cette question avec le chargé d'affaires iranien à Londres", ajoute le communiqué.

