"Kadhafi ne peut plus diriger la Libye" (président mauritanien)
OLJ /
le 07 juin 2011 à 13h40
Le colonel Mouammar Kadhafi "ne peut plus diriger la Libye" et "son départ devient une nécessité", a estimé le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz lors d'un entretien accordé à l'AFP à Nouakchott. "Quoiqu'il arrive, il y aura une solution négociée, même avec le temps. Dans tous les cas, Kadhafi ne peut plus diriger la Libye. Son départ devient une nécessité", a déclaré M. Ould Abdel Aziz. M. Ould Abdel Aziz a cependant douté de l'efficacité des frappes menées par l'Otan en Libye, en particulier sur sa capitale Tripoli. "Les frappes de l'Otan ont peut-être permis de diminuer l'intensité des actions menées par les forces gouvernementales à l'époque mais, en tout cas, cela ne semble pas régler le problème et cela ne pourra pas le régler", a-t-il estimé lors de cette interview donnée lundi après-midi. "C'est l'Etat et le peuple libyens qui en souffrent. Il faut alors le faire partir (Kadhafi) sans faire plus de dégâts. En tout cas, l'avenir appartiendra à son peuple", a-t-il estimé. Le président mauritanien préside un comité de chefs d'Etat de l'Union africaine (UA) chargé de trouver une solution négociée au conflit libyen. L'UA s'est engagée dans une délicate médiation pour faire accepter par les protagonistes libyens une "feuille de route" prévoyant un cessez-le-feu dans les meilleurs délais, un acheminement de l'aide humanitaire et l'instauration d'une période de transition et de dialogue conduisant à des élections démocratiques. Le régime de Mouammar Kadhafi a très rapidement accepté les propositions de l'UA, mais les rebelles ont posé comme préalable un départ du colonel Kadhafi et de ses fils.
Le colonel Mouammar Kadhafi "ne peut plus diriger la Libye" et "son départ devient une nécessité", a estimé le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz lors d'un entretien accordé à l'AFP à Nouakchott."Quoiqu'il arrive, il y aura une solution négociée, même avec le temps. Dans tous les cas, Kadhafi ne peut plus diriger la Libye. Son départ devient une nécessité", a déclaré M. Ould Abdel Aziz.M. Ould Abdel Aziz a cependant douté de l'efficacité des frappes menées par l'Otan en Libye, en particulier sur sa capitale Tripoli."Les frappes de l'Otan ont peut-être permis de diminuer l'intensité des actions menées par les forces gouvernementales à l'époque mais, en tout cas, cela ne semble pas régler le problème et cela ne pourra pas le régler", a-t-il estimé lors de cette interview donnée lundi...
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