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Yémen: Taëz aux mains d'opposants armés (chef tribal)

Des opposants armés contrôlent Taëz, la deuxième ville du Yémen, après des affrontements avec les forces fidèles au président Ali Abdallah Saleh, a déclaré mardi à l'AFP un chef tribal.
"Taëz est aux mains des rebelles", a affirmé cheikh Hammoud Saïd al-Mekhlafi, chef du conseil tribal de Taëz.
Il a indiqué que des éléments tribaux armés avaient été déployés dans la ville "pour protéger les manifestants pacifiques (...) après le génocide" commis selon lui par les forces du régime.
Plus de 50 manifestants avaient été tués le 30 mai selon l'ONU lors du démantèlement par la force d'un sit-in d'opposants sur la Place de la Liberté dans la ville située à 270 km au sud-ouest de Sanaa.
Taëz est l'une des premières villes à s'être soulevées fin janvier contre M. Saleh qui se fait soigner actuellement en Arabie saoudite après avoir été blessé dans un attentat vendredi. L'opposition s'est dite déterminée à empêcher son retour, mais le vice-président Abed Rabbo Mansour Hadi a annoncé qu'il reviendrait dans "les prochains jours".
"En tant que tribus, nous nous sommes déployés autour des installations gouvernementales (...) que nous contrôlons actuellement pour les protéger des bandits", a ajouté le chef tribal.
Selon lui, les affrontements se sont poursuivis jusqu'à mardi matin avec les troupes pro-Saleh, notamment la Garde républicaine, corps d'élite, et la Sécurité centrale.
Les affrontements avaient éclaté il y a plusieurs jours à Taëz entre d'un côté la Garde républicaine et d'autres forces fidèles à M. Saleh et de l'autre des miliciens affirmant protéger les manifestants.
Samedi, le commandant de la 33e division blindée de l'armée, le général Jebrane Yahia al-Hachedi, avait annoncé à Taëz son ralliement à l'opposition. Il avait fait défection après avoir rappelé, sous la pression d'un groupe d'officiers, des troupes envoyées pour réprimer des manifestations.
Des opposants armés contrôlent Taëz, la deuxième ville du Yémen, après des affrontements avec les forces fidèles au président Ali Abdallah Saleh, a déclaré mardi à l'AFP un chef tribal."Taëz est aux mains des rebelles", a affirmé cheikh Hammoud Saïd al-Mekhlafi, chef du conseil tribal de Taëz.Il a indiqué que des éléments tribaux armés avaient été déployés dans la ville "pour protéger les manifestants pacifiques (...) après le génocide" commis selon lui par les forces du régime.Plus de 50 manifestants avaient été tués le 30 mai selon l'ONU lors du démantèlement par la force d'un sit-in d'opposants sur la Place de la Liberté dans la ville située à 270 km au sud-ouest de Sanaa.Taëz est l'une des premières villes à s'être soulevées fin janvier contre M. Saleh qui se fait soigner actuellement...