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Défense antimissile : l'OTAN ne fournira pas les garanties exigées par Moscou

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a indiqué mardi que l'Alliance atlantique n'envisageait pas de fournir les garanties écrites exigées par la Russie pour s'assurer que le projet de bouclier antimissile américain en Europe ne la menaçait pas.
"La voie la plus prometteuse pour accroître la confiance, c'est plus de discussion et plus de débat politique, plutôt que l'adoption de formules juridiques complexes qui seraient difficiles à faire ratifier par 29 pays" (les membres de l'Otan et la Russie), a déclaré M. Rasmussen à l'agence Interfax.
Par ailleurs, la Russie et l'Otan doivent avoir des systèmes de défense antimissile séparés mais établir des "synergies", a ajouté M. Rasmussen dans cet entretien publié à la veille d'une réunion du conseil Otan-Russie mercredi à Bruxelles.
"Nous parlons de synergies entre l'Otan et la Russie. La raison est simple: l'Otan ne peut confier des obligations, contractuelles entre ses membres, à des pays non membres", a-t-il ajouté en référence à la Russie.
"La vision de l'Otan, c'est deux systèmes séparés mais liés, qui partagent et échangent des informations permettant de mieux déterminer les possibles menaces", a souligné M. Rasmussen.
Au sommet de Lisbonne en novembre dernier, la Russie et l'Otan avaient décidé d'approfondir leur coopération sur la défense antimissile.
Les Occidentaux avaient alors rejeté l'idée du président Dmitri Medvedev de diviser le continent européen en plusieurs zones de responsabilité militaire, Moscou refusant qu'un bouclier sous seul contrôle occidental couvre une partie de son territoire.
M. Medvedev avait également averti que Moscou ne donnerait une réponse positive à un bouclier en Europe que si la Russie était un membre à part entière du système de défense antimissile en Europe.
Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a indiqué mardi que l'Alliance atlantique n'envisageait pas de fournir les garanties écrites exigées par la Russie pour s'assurer que le projet de bouclier antimissile américain en Europe ne la menaçait pas."La voie la plus prometteuse pour accroître la confiance, c'est plus de discussion et plus de débat politique, plutôt que l'adoption de formules juridiques complexes qui seraient difficiles à faire ratifier par 29 pays" (les membres de l'Otan et la Russie), a déclaré M. Rasmussen à l'agence Interfax.Par ailleurs, la Russie et l'Otan doivent avoir des systèmes de défense antimissile séparés mais établir des "synergies", a ajouté M. Rasmussen dans cet entretien publié à la veille d'une réunion du conseil Otan-Russie mercredi à Bruxelles."Nous...