Des Apache ont décollé du porte-hélicoptères HMS Ocean, actuellement au large des côtes libyennes, et ont pris pour cible "un lance-roquettes multiples installé sur la côte, près de Brega" (est), a précisé le ministère dans un communiqué.
Ils ont détruit leur cible avec des missiles, "avant de regagner sans encombre le navire", selon le communiqué.
Parallèlement aux opérations menées samedi par ces hélicoptères, des avions de combat britanniques Tornado ont participé à une "attaque de grande ampleur" avec d'autres appareils de l'Otan contre un dépôt de missiles anti-aériens à Tripoli, a ajouté le ministère.
En fin d'après-midi samedi, plusieurs explosions avaient retenti dans la capitale libyenne, cible de raids intensifs de l'Otan depuis deux semaines, ainsi que dans la banlieue est, selon un journaliste de l'AFP et des témoins.
Quatre nouvelles détonations ont également secoué la capitale libyenne dimanche vers 02H30 (00H30 GMT), selon ce journaliste.
Des hélicoptères d'attaque français et britanniques avaient mené pour la première fois, dans la nuit de vendredi à samedi, des frappes nocturnes au sol contre des installations des forces pro-Kadhafi.
Des Apache, partis du HMS Ocean, avaient frappé une installation radar et un poste de contrôle militaire situés près de Brega.
Dans le même temps, des hélicoptères français Tigre et Gazelle avaient décollé du bâtiment BPC Tonnerre pour détruire "une vingtaine d'objectifs, dont une quinzaine de véhicules militaires, notamment des pick-up armés", selon l'état-major français.
En engageant des hélicoptères de combat sur le théâtre libyen, l'Otan tente d'éviter l'enlisement de ce conflit, plus de deux mois après le début de l'intervention internationale.

