Malgré le calme qui a régné en fin de semaine et l'interdiction par l'armée libanaise d'une manifestation prévue dimanche à la frontière avec Israël, des renforts israéliens dépêchés à la frontière libanaise n'ont pas été retirés, selon ces sources.
D'importantes forces ont été concentrées par ailleurs pour faire face à toute éventualité dans le nord du plateau du Golan, dans le secteur de Majdal Chams, chef lieu des localités druzes du plateau, a constaté un correspondant de l'AFP.
Le 15 mai, lors de la commémoration de la "Nakba", la "catastrophe" en arabe, marquant l'exode de centaines de milliers de Palestiniens avec la création de l'Etat d'Israël en 1948-- des centaines de manifestants, avaient traversé la clôture frontalière, en dépit des tirs de l'armée israélienne, prise de court.
Depuis lors l'armée a creusé un fossé le long de la clôture, placé de nouveaux barbelés et reconstitué les champs de mines longeant la ligne de cessez le feu.
L'armée israélienne avait indiqué en 2010 que le Golan comptait "quelque 2.000 champs de mines signalés et entourés de barrières".
Des renforts ont été également dépêchés à la frontière avec la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée.
L'armée a annulé les permissions pour la fin de la semaine et équipé des unités déployées aux frontières d'armes anti-émeutes a indiqué la radio militaire.
"La police israélienne a également renforcé son dispositif, en particulier à Jérusalem-Est et dans le nord du pays, déployant des milliers d'hommes" pour appuyer si besoin les troupes déployées aux frontières, a indiqué dimanche à l'AFP, son porte parole, Micky Rosenfeld.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avait mis en garde jeudi contre toute violation des frontières au cours des manifestations annoncées dimanche pour la "Naksa" et ordonné à l'armée d'agir "avec retenue mais avec la fermeté nécessaire pour protéger nos frontières et nos citoyens".
Le 15 mai, la commémoration de la "Nakba" (catastrophe) avait été ensanglantée par des violences qui avaient fait 10 morts: six à la frontière libanaise et quatre près de Majdal Chams.
Lors de la guerre de juin 1967, l'Etat hébreu avait conquis la péninsule du Sinaï, rendue à l'Egypte en 1982, le plateau syrien du Golan, la Cisjordanie y compris Jérusalem-Est annexée depuis, et la bande Gaza dont Israël s'est retiré en 2005 tout en maintenant un blocus aérien, naval et partiellement terrestre.


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