Ban Ki-moon a rencontré le prince Salman ben Hamad Al-Khalifa et le ministre des Affaires étrangères bahreïni, Cheikh Khaled ben Ahmad Al-Khalifa vendredi soir au siège de l'ONU à New York, deux jours après que la fin de l'état d'urgence eut été prononcée dans le petit Etat du Golfe, qui a connu ces derniers mois des manifestations d'opposants violemment réprimées.
"Le secrétaire général a réitéré son appel à ce que le gouvernement et les forces de sécurité de Bahreïn fassent respecter les normes et les règles internationales en matière de droits de l'homme, et a salué l'engagement et les assurances du prince héritier à cet égard", a déclaré la porte-parole, Vannina Maestracci.
Le prince, qui est à le tête de l'armée de Bahreïn, effectue une tournée internationale pour apaiser les craintes concernant la répression des manifestations. Il doit se rendre à Washington ces prochains jours.
Bahreïn est un allié crucial pour Etats-Unis et d'autres pays occidentaux dans le Golfe, placés en porte-à-faux par la répression exercée sur les manifestants, qui a fait 24 morts entre février et mars, selon Manama.
M. Ban a salué la levée de l'état d'urgence et l'appel du roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa en faveur d'un dialogue national. Ce dialogue doit être "authentique, approfondi et ouvert et répondre aux aspirations politiques, économiques et sociales légitimes de tous les Bahreïnis", a ajouté la porte-parole.
L'offre de dialogue du roi intervient alors que la tension est encore vive dans ce pays à majorité chiite et dirigé par une dynastie sunnite depuis la répression à la mi-mars des protestations populaires réclamant des réformes.


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