"Tout ceux qui peuvent contribuer à la résolution de la situation en Libye sont les bienvenus, si les Russes peuvent aider à trouver une solution, eh bien bienvenus! nous ne demandons pas mieux", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Bruxelles après un entretien avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
Lors du sommet du G8 de Deauville, la Russie, traditionnellement opposée à toute ingérence et proche alliée de la Libye, a levé ses réticences à réclamer ouvertement le départ de Mouammar Kadhafi et s'est posée en médiateur alors que la guerre est menacée d'enlisement.
Dans le même temps, M. Ping a revendiqué le droit pour l'Union africaine de ne pas être marginalisée dans les efforts pour mettre fin au conflit entre les forces loyales au dirigeant libyen et la rébellion basée à Benghazi.
"La Libye se trouve en Afrique et on ne peut pas trouver une solution en écartant l'Afrique", a-t-il dit.
"Il y a eu la situation militaire (en Libye) et nous sommes passés à la recherche d'une solution politique et là nous avons une contribution fondamentale à apporter", a-t-il ajouté.
L'Union africaine a demandé jeudi la fin des bombardements de l'Otan sur la Libye, indispensable à ses yeux pour ouvrir la voix à une solution politique.
L'UA s'est engagée dans une délicate médiation pour faire accepter par les protagonistes libyens une "feuille de route" prévoyant un cessez-le-feu dans les meilleurs délais, un acheminement de l'aide humanitaire et l'instauration d'une période de transition et de dialogue conduisant à des élections démocratiques.
Le régime de Mouammar Kadhafi a très rapidement accepté les propositions de l'UA, mais les rebelles ont posé comme préalable un départ du colonel Kadhafi et de ses fils.
L'Europe, à l'instar des Etats-Unis et de la Russie, réclame aussi ouvertement le départ de M. Kadhafi. M. Ping a néanmoins réfuté mercredi l'idée de divergences avec l'UE.

