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Le G8 menace Damas de "mesures", sans référence au Conseil de sécurité

Les dirigeants du G8, réunis à Deauville (nord-ouest), préviennent la Syrie qu'ils envisageront de "nouvelles mesures" si la répression continue, mais ont renoncé à menacer Damas d'une action au Conseil de sécurité, selon le dernier projet de déclaration finale.
"Nous sommes horrifiés par la mort de nombreux manifestants résultant de l'usage massif de la violence en Syrie, ainsi que par les violations graves et répétées des droits de l'Homme", soulignent les leaders des grandes puissances dans ce texte dont l'AFP a obtenu une copie.
"Nous appelons le pouvoir syrien à cesser immédiatement d'user de la force contre le peuple syrien (...). Seule la voie du dialogue et de réformes fondamentales conduira à la démocratie, et par là à une sécurité et une prospérité durables en Syrie", poursuivent-ils.
"Si les autorités syriennes n'entendent pas cet appel, nous envisagerons d'autres mesures", concluent-ils dans la dernière version du texte.
Dans une version antérieure, les dirigeants des grandes puissances s'étaient faits plus menaçants: "Si les autorités syriennes n'entendent pas cet appel, nous envisagerons une action au Conseil de sécurité", prévenaient-ils.
Ce projet plus musclé de déclaration a été discuté vendredi matin et amendé, les dirigeants demeurant divisés sur la question des sanctions contre Damas.
Une source diplomatique avait prévenu dans la matinée que les Russes, déjà contre un projet de résolution présenté par les Occidentaux, pourraient s'opposer à ce qu'une référence au Conseil de sécurité figure dans le texte de la déclaration finale.
La répression des manifestations en Syrie a fait plus de 720 morts depuis la mi-mars, selon Amnesty International. Américains et Européens ont déjà pris des sanctions contre le régime syrien et le président Bachar el-Assad lui-même, sans toutefois envisager aucune intervention dans ce pays dont la déstabilisation aurait des répercussions dans toute la région.
Les dirigeants du G8, réunis à Deauville (nord-ouest), préviennent la Syrie qu'ils envisageront de "nouvelles mesures" si la répression continue, mais ont renoncé à menacer Damas d'une action au Conseil de sécurité, selon le dernier projet de déclaration finale."Nous sommes horrifiés par la mort de nombreux manifestants résultant de l'usage massif de la violence en Syrie, ainsi que par les violations graves et répétées des droits de l'Homme", soulignent les leaders des grandes puissances dans ce texte dont l'AFP a obtenu une copie."Nous appelons le pouvoir syrien à cesser immédiatement d'user de la force contre le peuple syrien (...). Seule la voie du dialogue et de réformes fondamentales conduira à la démocratie, et par là à une sécurité et une prospérité durables en Syrie", poursuivent-ils."Si les...