Plus d'une centaine d'entreprises sont ajoutées, dont la Banque de commerce euro-iranienne (EIHB), installée en Allemagne, et cinq personnes seront frappées de gels d'avoirs et d'interdictions de visa dans cette nouvelle liste, a précisé un diplomate.
La décision a été officiellement entérinée lundi par les ministres européens des Affaires étrangères, au moment où les négociations avec Téhéran, soupçonné de vouloir -- malgré ses démentis -- détourner à des fins militaires son programme nucléaire civil, tournent au dialogue de sourds.
La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a déploré lundi que la dernière réponse envoyée par Téhéran à sa proposition d'échange de combustible ait été décevante.
Alors que les grandes puissances veulent se concentrer sur le programme nucléaire iranien controversé, Téhéran souhaite élargir les discussions à des questions de sécurité globale, dont la possession de l'arme nucléaire par Israël ou le problème du désarmement.
Ce nouveau train de sanctions concerne des personnes et des entreprises impliquées dans le programme nucléaire du pays que dans le programme de missile iranien, selon des diplomates.
Parmi la centaine de sociétés dans le collimateur de l'Europe figurent aussi des filiales d'entreprises déjà frappées par les précédentes décisions de sanctions de l'UE.
L'Iran est déjà la cible de plusieurs trains de sanctions de l'UE du fait de son programme nucléaire.
En juillet 2010, les Européens avaient notamment adopté une palette de mesures transposant et allant au-delà de celles adoptées le 9 juin à l'ONU, du fait du refus de l'Iran de suspendre ses activités d'enrichissement d'uranium, derrière lesquelles l'Occident voit les prémices en vue de se doter de l'arme atomique. Ce que Téhéran nie.

