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Les talibans afghans démentent la mort du mollah Omar au Pakistan

Les talibans afghans ont fermement démenti lundi la mort au Pakistan de leur chef suprême, le mollah Mohammad Omar, des allégations distillées à Kaboul auprès des médias et relayées par certains d'entre eux.
"C'est de la pure propagande. C'est totalement impossible", a déclaré un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, dans une conversation téléphonique avec l'AFP depuis un lieu inconnu, affirmant que le mollah Omar continuait de "diriger les moudjahidines depuis l'Afghanistan".
Un responsable de l'agence afghane du renseignement (NDS) a affirmé sous le couvert de l'anonymat, à plusieurs médias, que le mollah Omar avait été tué vendredi au Pakistan par les services secrets pakistanais (ISI).
Ces allégations ont été relayées par des médias afghans et étrangers. Le Pakistan et l'Afghanistan s'accusent régulièrement de comploter l'un contre l'autre, notamment via leurs services secrets respectifs.
Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Rehman Malik, a affirmé auprès des médias ne disposer d'aucune information sur le décès éventuel du mollah Omar.
Le responsable de la NDS a raconté à l'AFP que l'ISI avait exigé du mollah Omar qu'il quitte Quetta, la capitale de la province du Baloutchistan (sud-ouest) frontalière de l'Afghanistan, pour le Waziristan du Nord, dans les zones tribales pakistanaises du nord-ouest.
"Alors qu'il y était emmené par l'ISI, il a été secrètement tué par l'ISI", a-t-il affirmé.
"L'ISI essaie d'atténuer la pression internationale sur le Pakistan", accusé de ne pas lutter contre les bases "terroristes" sur son territoire, mais veut aussi montrer que le mollah Omar ne vivait pas à Quetta, comme l'affirment de nombreux observateurs, a-t-il expliqué.
Washington et Kaboul estiment que le mollah Omar et une partie des chefs de la rébellion afghane sont réfugiés dans des villes du Pakistan, ce qu'Islamabad dément formellement.
Ces soupçons ont toutefois été renforcés par la mort, le 2 mai, du chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, tué par un commando américain dans une ville-garnison à deux heures de route d'Islamabad, Abbottabad, où il se cachait depuis plusieurs années.
Une autre source au sein de la NDS n'a pas confirmé le décès du mollah Omar, mais a affirmé que celui-ci "avait disparu, après un récent rendez-vous avec le général (pakistanais) Hamid Gul", un ex-chef de l'ISI désormais à la retraite, réputé proche des talibans afghans.
"Cela fait onze jours que son cercle rapproché est sans nouvelles de lui, que ses proches ne savent pas où ils se trouvent", a poursuivi cette source. "En ce qui concerne sa mort, c'est ce que la direction des talibans cherche à savoir", a-t-il ajouté.
Selon lui, les talibans "pensent que le mollah Omar pourrait avoir été tué par l'ISI (...) pour remettre sur le droit chemin les relations" entre le Pakistan et les Etats-Unis, détériorées depuis le raid américain contre Oussama Ben Laden.
Le général Hamid Gul a fermement démenti: "C'est totalement faux, je n'ai jamais rencontré le mollah Omar, pas une seule fois dans ma vie", a-t-il affirmé à l'AFP à Islamabad, assurant que le chef suprême des talibans n'était "jamais venu au Pakistan".
Le 20 janvier, les talibans afghans et Islamabad avaient démenti des informations du Washington Post affirmant que le mollah Omar avait été hospitalisé au Pakistan après une crise cardiaque.
Le mollah Omar était le chef du régime taliban au pouvoir en Afghanistan entre septembre 1996 et l'automne 2001. Il est en fuite depuis la chute du régime taliban, renversé par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis après avoir refusé de livrer Ben Laden à la suite des attentats du 11-Septembre.
Les talibans afghans ont fermement démenti lundi la mort au Pakistan de leur chef suprême, le mollah Mohammad Omar, des allégations distillées à Kaboul auprès des médias et relayées par certains d'entre eux."C'est de la pure propagande. C'est totalement impossible", a déclaré un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, dans une conversation téléphonique avec l'AFP depuis un lieu inconnu, affirmant que le mollah Omar continuait de "diriger les moudjahidines depuis l'Afghanistan".Un responsable de l'agence afghane du renseignement (NDS) a affirmé sous le couvert de l'anonymat, à plusieurs médias, que le mollah Omar avait été tué vendredi au Pakistan par les services secrets pakistanais (ISI).Ces allégations ont été relayées par des médias afghans et étrangers. Le Pakistan et l'Afghanistan s'accusent...