La commémoration de la "Nakba" (catastrophe), selon l'appellation dans le monde arabe de la création de l'Etat d'Israël en 1948 et de l'exode des Palestiniens qui s'en est suivi, a été ensanglantée dimanche par des violences qui ont fait au moins 12 morts et des centaines de blessés, la plupart à la périphérie des territoires palestiniens, au Liban et dans le Golan syrien occupé.
"La France condamne ces incidents qui ont fait plusieurs morts et de très nombreux blessés" et se dit "profondément préoccupée par ces incidents (...) à la frontière israélo-libanaise, dans le Golan et à Gaza", a déclaré Bernard Valero, porte-parole du Quai d'Orsay, lors d'un point de presse.
"Toute la lumière doit être faite sur ces graves incidents, en liaison avec les forces des Nations unies", la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) et la Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement sur le plateau du Golan (Fnuod), a-t-il ajouté.
Paris "appelle toutes les parties à faire preuve de retenue et à éviter les provocations" et souligne l'obligation de respecter les résolutions des Nations unies, ainsi que la Ligne bleue --définie par l'ONU entre Israël et le Liban après le retrait israélien du Liban en mai 2000-- et les zones de séparation entre Israël et la Syrie.
Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, devrait se rendre au Proche-Orient "à brève échéance", a précisé M. Valero.
Par ailleurs, la France "accueille favorablement" la décision israélienne, annoncée lundi, de reprendre le versement des taxes qu’Israël perçoit pour le compte de l’Autorité palestinienne, indique le ministère.
Israël a autorisé la reprise de ces transferts de fonds palestiniens gelés après l'accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah, après avoir constaté que la coopération sécuritaire entre Israël et l'Autorité palestinienne n'avait pas été affectée par l'accord.

