"Nous devons louer le courage et la bravoure des manifestants qui ont fait face hier (dimanche), sans armes et la tête haute, à la tyrannie de l'Etat juif, aux frontières du Liban, de la Syrie et de la Palestine occupée", a dit son chef Hassan Nasrallah dans un communiqué.
"Votre message, courageux et clair, à l'ennemi est que vous allez libérer votre terre. Le sort de cette entité (Israël) est d'être vouée à la disparition car elle ne sera protégée ni par les traités ni par les frontières", a indiqué Hassan Nasrallah, soulignant que l'ampleur des manifestations a donné au 63è anniversaire de la Nakba une autre dimension.
La commémoration de la "Nakba" a été ensanglantée dimanche par des violences sans précédent qui ont fait 12 morts et des centaines de blessés, la plupart à la périphérie des territoires palestiniens, au Liban et dans le Golan syrien occupé.
Il s'agit du plus lourd bilan lors des manifestations de la "Nakba" (catastrophe), selon l'appellation dans le monde arabe de la création de l'Etat d'Israël en 1948 et de l'exode des Palestiniens qui s'en est suivi, depuis 1998. Cinq Palestiniens avaient été tués par l'armée israélienne dans la bande de Gaza et en Cisjordanie pour le 50ème anniversaire.
Au Liban sud, dix personnes ont été tuées et 112 blessées dimanche par des tirs israéliens à la frontière selon l'armée, alors que des réfugiés palestiniens marquaient l'anniversaire de la Nakba.
Le parti islamiste chiite Hezbollah est le seul mouvement libanais à ne pas avoir déposé les armes après la guerre civile (1975-1990). Il prône la lutte contre Israël.

