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Egypte/violences religieuses: une organisation blâme le vide sécuritaire

Le Conseil égyptien des droits de l'Homme (NCHR) a affirmé mercredi que le vide sécuritaire et la montée des extrémistes islamistes avaient contribué aux attaques meurtrières de samedi contre des églises au Caire.
Le NHCR, qui a été fondé par un décret gouvernemental en 2003, a demandé que la sécurité soit renforcée devant les lieux de culte et appelé au retour rapide de la police, en particulier dans les quartiers défavorisés.
L'organisation a aussi estimé que des partisans de l'ancien régime avaient joué un rôle dans les violences de samedi, qui ont fait 15 morts selon un rapport préliminaire.
"Les énormes changements que vit l'Egypte depuis la grande révolution du 25 janvier ont amené un certain nombre de phénomènes directement liés à l'incident d'Imbaba", un quartier populaire, selon ce rapport.
Le premier est "l'absence générale de sécurité qui a donné aux hors-la-loi un rôle croissant et la propagation des armes illégales".
Le NHCR blâme également "l'intensification des interprétations religieuses extrémistes qui proposent de réformer la société égyptienne pour en exclure les chrétiens, considérés comme des +dhimmis+ sans droits à la protection religieuse".
Le "dhimmi" est un non-musulman monothéiste devant être protégé par les autorités dans l'islam.
Les attaques à Imbaba ont commencé lorsque des musulmans, dont des salafistes (islamistes radicaux), ont encerclé une église qui abritait selon eux une chrétienne convertie à l'islam.
Une personne non identifiée a tiré sur la foule, provoquant une mêlée pendant laquelle des armes à feu et des bombes incendiaires ont été utilisées, selon le rapport. Les musulmans se sont alors dirigés vers une autre église et y ont mis le feu.
La police et l'armée, qui gère le pays depuis le départ du président déchu Hosni Moubarak, ont été lentes à se déployer dans le secteur de l'église.
Le NCHR a aussi estimé que les attaques découlaient du climat d'intolérance qui règne depuis des décennies en Egypte.
Les Coptes, qui représentent de 6 à 10% des Egyptiens, s'estiment discriminés dans une société en grande majorité musulmane. Ils ont été visés par plusieurs attentats, en particulier celui du Nouvel an contre une église à Alexandrie.
Le Conseil égyptien des droits de l'Homme (NCHR) a affirmé mercredi que le vide sécuritaire et la montée des extrémistes islamistes avaient contribué aux attaques meurtrières de samedi contre des églises au Caire.Le NHCR, qui a été fondé par un décret gouvernemental en 2003, a demandé que la sécurité soit renforcée devant les lieux de culte et appelé au retour rapide de la police, en particulier dans les quartiers défavorisés.L'organisation a aussi estimé que des partisans de l'ancien régime avaient joué un rôle dans les violences de samedi, qui ont fait 15 morts selon un rapport préliminaire."Les énormes changements que vit l'Egypte depuis la grande révolution du 25 janvier ont amené un certain nombre de phénomènes directement liés à l'incident d'Imbaba", un quartier populaire, selon ce rapport.Le premier...