Les quotidiens s'apesantissent notamment sur le retard de la cérémonie officielle au Caire, y voyant la preuve de profondes divergences entre les deux partenaires, qui augurent mal de l'avenir de cette réconciliation.
"Frictions en coulisses", titre ainsi Smadar Peri, une commentatrice du Yédiot Aharonot, le quotidien populaire le plus vendu.
"La télévision égyptienne n'a pas retransmis en direct la cérémonie en raison des tensions entre Abou Mazen (Mahmoud Abbas) et Khaled Mechaal", ajoute le journal, jugeant les sourires rares durant la cérémonie.
Ben Caspit dans le quotidien Maariv (populaire), estime que si "cette réconciliation pouvait être comparée à un projet de mariage, nous en serions encore à la période de séduction".
Dans un commentaire le Jerusalem Post (droite) affirme que pour le "Hamas, l'unité ne constitue qu'une tactique pour survivre", estimant "minces les chances que cet accord dure".
"Au moment où le sort de son protecteur le président syrien Bachar el-Assad est en jeu, Khaled Mechaal a pris une décision calculée pour tenter d'assurer sa survie politique en approuvant l'accord de réconciliation qu'il avait rejeté un mois auparavant", analyse le quotidien.
Par ailleurs, Ben Caspit critique la position du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui a dénoncé "un coup dur pour la paix et une grande victoire pour le terrorisme".
"Israël aurait dû adopter une approche radicalement différente. Les Palestiniens veulent l'unité? C'est leur droit (...) tout ce que nous attendons de leur nouveau gouvernement est qu'ils (...) reconnaissent les accords existants avec Israël et renoncent au terrorisme", souligne l'éditorialiste.
"Au lieu de cela, Israël a opté comme d'habitude pour la pose de celui qui rejette tout, du +méchant garçon+ et raté ainsi une nouvelle occasion d'exploiter l'événément comme moyen de pression", regrette Ben Caspit.
Pour le Haaretz (opposition de gauche) dans un éditorial intitulé "une occasion, pas une menace", l'accord "oblige Israël à réviser ses positions. Israël ne peut pas et ne doit pas le contrecarrer. Il serait également bon qu'Israël reconnaisse le gouvernement d'unité palestinien afin de mener un dialogue et des relations de voisinage avec l'Etat palestinien à l'avenir".
Comme mesure de rétorsion Israël a gelé dimanche le transfert d'une tranche de 300 millions de shekels (59,6 millions d'euros), prélevés pour le compte de l'Autorité palestinienne sur des marchandises transitant via ses ports et aéroports.


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