"La signature de l'accord par les mouvements palestiniens est un très heureux événement", a déclaré à des journalistes à Ramallah M. Fayyad, dont le gouvernement doit, en vertu de cet accord, céder la place à un exécutif transitoire d'indépendants.
"C'est un premier pas. Nous attendons ce moment depuis longtemps parce que l'unité nationale est une des questions fondamentales pour être prêts à avoir notre Etat" palestinien", a-t-il précisé.
"Le monde entier verra que l'Autorité palestinienne avance dans une seule direction et c'est très important", a ajouté M. Fayyad.
"Il est très important maintenant de commencer immédiatement à le traduire dans les faits", a-t-il souligné.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'est entretenue avec M. Fayyad de la réconciliation palestinienne et a abordé la question de l'aide américaine, a annoncé mardi le département d'Etat.
Un responsable américain a assuré sous le couvert de l'anonymat, qu'elle n'avait pas menacé de supprimer l'aide.
Un haut responsable palestinien, Yasser Abed Rabbo, a indiqué mercredi que cet appel téléphonique "avait pour but de remédier à la décision israélienne de geler ou plus exactement de voler les recettes douanières palestiniennes", confirmant qu'il n'avait pas été question d'une suspension de l'aide américaine.
"C'est le résultat des efforts du Premier ministre Salam Fayyad auprès de diverses parties internationales pour faire cesser les mesures israéliennes", a-t-il déclaré à la radio officielle Voix de la Palestine.
Israël a gelé le transfert de 300 millions de shekels (59,6 millions d'euros), prélevés pour le compte de l'Autorité palestinienne sur des marchandises transitant par ses ports et aéroports, affirmant vouloir s'assurer qu'aucune partie ne parviendrait au Hamas.


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