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Libye: la peur empêche les défections autour de Kadhafi (responsable américain)

La peur est le principal élément empêchant de nouvelles défections autour du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a affirmé mercredi un haut responsable américain disant avoir eu des contacts à Tripoli.
"Ils voudraient rompre, mais ils ont peur pour leur vie, et aussi pour leur famille", a dit à la presse Gene Cretz, l'ambassadeur américain à Tripoli, évoquant des ministres "et d'autres technocrates".
"Nous sommes en contact avec certains de ces responsables de temps en temps", a expliqué M. Cretz, qui a été rappelé à Washington en janvier: "La terreur et la peur à Tripoli sont telles que des personnes que je connais, et qui normalement auraient rompu avec Kadhafi à ce stade, ne le font pas".
L'action de l'Otan en Libye, et notamment les attaques des derniers jours contre des centres de commandement, adresse à ces personnes "un signal que le temps de prendre une décision approche à grands pas. Elles peuvent sombrer avec le navire, ou bien changer de côté et, peut-être, rechercher un accord concernant leurs vies futures et celle de leurs familles".
Ces dirigeants du régime, a-t-il précisé, n'appartiennent pas au "noyau dur" constitué selon lui par la famille du colonel Kadhafi et certains chefs militaires ou policiers qui sont convaincus que leur salut sera impossible en cas de chute du dictateur.
Moussa Koussa, l'ex-chef de la diplomatie libyenne, est jusqu'à présent le dignitaire de plus haut rang ayant fait défection à Mouammar Kadhafi. Il est arrivé à Londres le 30 mars.
Gene Cretz, nommé en 2008 ambassadeur en Libye, était retourné à Washington début janvier, avant même le début de la crise actuelle. Il est le signataire d'un document américain divulgué par WikiLeaks, et qui aurait fortement irrité Tripoli, selon lequel Mouammar Kadhafi n'aime pas voyager sans son infirmière ukrainienne, "une blonde voluptueuse".
La peur est le principal élément empêchant de nouvelles défections autour du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a affirmé mercredi un haut responsable américain disant avoir eu des contacts à Tripoli."Ils voudraient rompre, mais ils ont peur pour leur vie, et aussi pour leur famille", a dit à la presse Gene Cretz, l'ambassadeur américain à Tripoli, évoquant des ministres "et d'autres technocrates"."Nous sommes en contact avec certains de ces responsables de temps en temps", a expliqué M. Cretz, qui a été rappelé à Washington en janvier: "La terreur et la peur à Tripoli sont telles que des personnes que je connais, et qui normalement auraient rompu avec Kadhafi à ce stade, ne le font pas".L'action de l'Otan en Libye, et notamment les attaques des derniers jours contre des centres de commandement, adresse à ces personnes...