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Libye: le camp de réfugiés de Benghazi débordé par l'afflux d'Africains

Le camp de réfugiés à Benghazi, fief de la rébellion dans l'Est libyen, est débordé par l'afflux de travailleurs africains dont le rapatriement tarde, a déploré mercredi Ahmed Baitelmal, qui gère le camp construit par la Croix-Rouge et le Croissant rouge libyen.
"Nous ne pouvons pas continuer à recevoir chaque jour des milliers de personnes, sans que les autres ne quittent le camp", a-t-il déclaré à l'AFP.
La capacité initiale du camp était de 1.500 personnes, mais mercredi quelque 2.200 Africains --essentiellement du Niger-- s'y trouvaient, dans l'attente d'être rapatriés, même si beaucoup souhaiteraient rejoindre l'Europe ou les Etats-Unis.
Le camp accueille notamment des réfugiés ayant fui Misrata, ville assiégée depuis des semaines par les forces fidèles à Mouammar Kadhafi, via des bateaux mis en place par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
"Nous sommes sous forte pression en raison de Misrata (...) Toutes ces tentes sont arrivées seulement cette semaine", a déclaré M. Baitelmal, en montrant la nouvelle partie du camp, où les Libyens déplacés sont séparés des réfugiés venus d'Afrique sub-saharienne.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) estime que 600 personnes ont débarqué mardi soir, dont 500 originaires du Niger, les autres étant Syriens, Libyens et Irakiens notamment.
Un autre bateau transportant 1.000 personnes évacuées de Misrata doit arriver jeudi.
"Nous sommes sortis d'une situation difficile hier et nous arrivons dans une situation aussi difficile", estime Abdulrahim Abbas, arrivé avec le dernier bateau.
La majorité des nouveaux venus sont des migrants économiques, qui ont quitté le port de commerce de Misrata, où beaucoup avaient des emplois sur les docks, les marchés et dans une usine d'acier.
Certains disent qu'ils gagnaient 120 euros par mois et un retour au Niger, l'un des pays les plus pauvres d'Afrique, ne les tente guère.
"Nous étions tous des travailleurs, mais maintenant nous sommes des orphelins", déclare un homme, tandis que la foule crie qu'elle manque de nourriture et qu'un plus ancien montre qu'ils n'ont reçu qu'une miche de pain et un demi-litre d'eau depuis qu'ils sont arrivés.
Le camp de réfugiés à Benghazi, fief de la rébellion dans l'Est libyen, est débordé par l'afflux de travailleurs africains dont le rapatriement tarde, a déploré mercredi Ahmed Baitelmal, qui gère le camp construit par la Croix-Rouge et le Croissant rouge libyen."Nous ne pouvons pas continuer à recevoir chaque jour des milliers de personnes, sans que les autres ne quittent le camp", a-t-il déclaré à l'AFP.La capacité initiale du camp était de 1.500 personnes, mais mercredi quelque 2.200 Africains --essentiellement du Niger-- s'y trouvaient, dans l'attente d'être rapatriés, même si beaucoup souhaiteraient rejoindre l'Europe ou les Etats-Unis.Le camp accueille notamment des réfugiés ayant fui Misrata, ville assiégée depuis des semaines par les forces fidèles à Mouammar Kadhafi, via des bateaux mis en place...