Moscou "s'inquiète de l'intensification des tensions et des signes de confrontation qui cause des souffrances à des personnes innocentes", a écrit le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Nous sommes fermement convaincus que seuls un dialogue constructif et une accélération des réformes politiques, sociales et économiques de grande ampleur telles qu'exposées par la direction syrienne peuvent permettre un développement stable et démocratique", a ajouté le ministère.
Face à un mouvement de contestation sans précédent du régime, les autorités syriennes ont affiché dès mars leur volonté d'adopter des réformes. Le président syrien Bachar al-Assad a ainsi levé l'état d'urgence et allégé le dispositif sécuritaire, jeudi.
Malgré cela, plusieurs personnes ont encore été tuées samedi aux funérailles, près de Damas, de personnes tuées la veille dans la répression de la contestation qui a fait au total plus de 80 morts, selon des témoins.
La Syrie, qui était le principal allié de l'ex-Union soviétique au Proche-Orient, reste un interlocuteur privilégié de la Russie dans la région, et continue d'acheter l'essentiel de ses armements à ce pays.
La Russie fait partie, avec l'Union européenne, les Nations unies et les Etats-Unis du Quartette international pour la paix au Proche-Orient qui travaille à la recherche d'une solution au conflit.
Moscou n'a cessé d'appeler à des solutions négociées dans les crises qui frappent plusieurs pays arabes, n'acceptant notamment qu'avec de grandes réserves l'intervention de la coalition internationale en Libye.

