L'ex-président de l'Assemblée du peuple égyptienne, déjà soupçonné de corruption, est accusé d'être impliqué dans des violences place Tahrir, lorsque des partisans du régime avaient chargé les manifestants à dos de chameau, a indiqué l'agence officielle Mena.
Fathi Sorour a été placé en détention provisoire pour 15 jours car il est accusé d'"avoir incité à tuer et blesser les manifestants pacifiques place Tahrir" le 2 février, ce qu'il a nié, selon l'agence.
L'ex-président de l'Assemblée du peuple, un cacique du régime de l'ancien chef d'Etat Hosni Moubarak, se trouve déjà en détention à la prison de Tora, au Caire, dans le cadre d'une enquête sur sa fortune. Il est accusé de s'être illégalement enrichi.
Le 2 février, des pro-Moubarak avaient fait irruption place Tahrir à cheval et à dos de chameau et avaient chargé les manifestants qui exigeaient le départ du président avant d'être désarçonnés et battus, des images spectaculaires qui avaient fait le tour du monde.
M. Moubarak, contraint à la démission le 11 février, a été placé en détention provisoire à l'hôpital international de Charm el-Cheikh, où il se trouvait en résidence surveillée depuis son départ du pouvoir.
Il doit être interrogé dans le cadre de l'enquête sur la violente répression des manifestations de janvier et février -- 846 personnes ont été tuées -- et sur des soupçons de corruption.
Plusieurs ex-ministres et hommes d'affaires ont été placés en détention pour des accusations similaires, tout comme les fils de M. Moubarak, Alaa et Gamal.

