Une équipe de "militaires expérimentés" va renforcer la cellule diplomatique britannique déjà créée dans la place forte des rebelles, a précisé le Foreign Office dans un communiqué.
Elle devra "conseiller le CNT sur la façon d'améliorer ses structures d'organisation militaires, ses communications et sa logistique, ainsi que sur les meilleurs moyens de distribuer l'aide humanitaire et l'assistance médicale", ajoute le ministère.
Ce déploiement "est strictement en ligne avec les termes de la résolution 1973 des Nations unies, qui prévoit la protection des civils mais exclut toute force d'occupation du sol libyen", souligne-t-il.
Les militaires britanniques "ne seront pas impliqués dans l'entraînement ou l'armement des forces d'opposition" et "ne participeront pas à la préparation ou à l'exécution d'opérations du CNT".
Une délégation britannique dirigée par le diplomate Christopher Prentice se trouve depuis le début du mois à Benghazi.
Face à l'enlisement qui menace après un mois de bombardements en Libye, les pays de l'Otan se disputent sur la nécessité d'intensifier les frappes ou sur la fourniture d'armes aux rebelles.
Le président français Nicolas Sarkozy doit recevoir mercredi le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, qui se trouvait mardi en Italie.
L'écrivain français Bernard-Henri Lévy, défenseur de la rébellion libyenne, a affirmé mardi que deux officiers de liaison, un Français et un Britannique, étaient déjà présents au QG opérationnel des insurgés à Benghazi (est).
La semaine dernière, un responsable occidental s'exprimant sous couvert de l'anonymat avait indiqué à un journaliste de l'AFP en Libye que la France, l'Italie et la Grande-Bretagne avaient des attachés militaires présents à Benghazi, chargés de transmettre des informations à l'Otan concernant la situation sur le front.


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