"J'ai l'honneur de vous demander, conformément au droit national et international et aux principes qui gouvernent le respect des droits de l'Homme, de bien vouloir faire délivrer à moi-même ainsi qu'à mes confrères un permis de visite afin de rencontrer dans des conditions conformes à la loi" Laurent Gbagbo, écrit Me Collard au nom du "collectif des avocats du président Gbagbo", dans une lettre dont l'AFP a eu copie.
Une fille de Laurent Gbagbo, Marie-Antoinette Singleton, a saisi la semaine dernière cinq avocats français pour étudier la "légalité" de l'arrestation de ses parents ainsi que celle de l'intervention militaire française en Côte d'Ivoire.
Le collectif a été formé par Jacques Vergès, Roland Dumas, Gilbert Collard, François Epoma et Habiba Touré pour défendre l'ex-président, placé en résidence surveillée dans le nord de la Côte d'Ivoire.
Le ministre ivoirien de la Justice Jeannot Ahoussou Kouadio, a déclaré dimanche qu'il allait demander l'ouverture d'enquêtes contre les membres de l'ancien régime "susceptibles" d'avoir commis des "crimes de sang", "des achats d'armes" ou des "détournements d'argent".
M. Gbagbo a été arrêté le 11 avril par les Forces républicaines (FRCI) du président Ouattara, appuyées par la France et l'ONU après une guerre de dix jours dans Abidjan et près de cinq mois de crise post-électorale qui ont fait quelque 900 morts selon les Nations unies.
Il refusait de quitter le pouvoir après le second tour de la présidentielle en novembre à l'issue duquel M. Ouattara a été reconnu élu par la commission électorale ivoirienne et la communauté internationale.


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