"Le mois prochain, je pourrai présenter nos objectifs en matière de diplomatie et de sécurité devant les deux chambres du Congrès à Washington", a affirmé M. Netanyahu devant des membres de son parti, le Likoud (droite), réunis au Parc des expositions à Tel-Aviv.
"J'ai retenu divers principes, dont deux sont essentiels, en vue d'un arrangement qui nous apportera la paix, une vraie paix, pas une paix sur le papier" avec les Palestiniens, a déclaré M. Netanyahu en se félicitant des liens d'amitiés israélo-américains.
"Le premier de ces principes est la reconnaissance par les Palestiniens d'Israël en tant qu'Etat du peuple juif. Le second est la nécessité d'arrangements de sécurité véritables sur le terrain pour protéger la paix et aussi l'Etat d'Israël dans le cas où la paix serait violée", a-t-il poursuivi.
A Washington, le président de la Chambre des représentants américaine John Boehner avait auparavant annoncé dans un communiqué son intention d'inviter M. Netanyahu à s'exprimer "le mois prochain" devant les deux chambres du Congrès, la Chambre des représentants et le Sénat, réunies en session commune.
Selon les médias israéliens, M. Netanyahu a déjà évoqué en termes flous son plan de paix avec les Palestiniens lors d'une rencontre à huis clos lundi avec les représentants de l'Union européenne.
De même source, M. Netanyahu a dit à cette occasion qu'"il faut poser deux questions. La première est de savoir s'il est possible de reprendre les négociations avec les Palestiniens, et la seconde est de se demander quelles actions peuvent être entreprises si leur reprise s'avère impossible".
Les pourparlers de paix directs israélo-palestiniens ont brièvement repris début septembre 2010, avant de s'interrompre presque aussitôt à la suite de l'expiration d'un gel israélien de dix mois de la colonisation en Cisjordanie.
L'absence de perspective de paix sur le volet palestinien s'est traduite par un relatif isolement d'Israël sur la scène diplomatique internationale.
Selon les médias israéliens, M. Netanyahu entend promouvoir un plan de paix intérimaire basé sur la création d'un Etat palestinien dont les frontières définitives seraient fixées ultérieurement.
Un tel accord intérimaire supposerait des retraits israéliens progressifs de certains secteurs de la Cisjordanie, où l'Autorité palestinienne imposerait son contrôle.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a maintes fois rejeté cette idée. Il exige le gel total de la colonisation israélienne, ainsi que la création d'un Etat palestinien sur les lignes antérieures à la Guerre des Six jours de 1967, ayant Jérusalem-Est pour capitale.

