Une vingtaine de provinces de l'ouest, du sud et du centre de l'Iran ont été touchées par le phénomène, obligeant les autorités à fermer écoles, administrations ou aéroports dans certaines régions, ont rapporté jeudi les médias citant des responsables locaux.
"Le vent de sable qui a touché le pays (par l'ouest) est sans précédent, c'est le plus violent jamais subi par l'Iran", selon Touraj Hemati, responsable de l'environnement du Khouzistan, frontalière de l'Irak, où le taux de poussière dans l'air a atteint 70 fois la normale.
Dans la province voisine d'Ilam, 123 personnes ont été hospitalisées à la suite de malaises liés à la poussière.
Ecoles et universités ont été fermées dans six provinces. Dans certaines villes de l'Ouest la visibilité était réduite à moins de 50 mètres et plusieurs aéroports ont du être fermés.
Le phénomène a atteint la province d'Azerbaidjan dans le nord et même la région de Téhéran, où une alerte à la pollution a été lancée.
"L'intensité des vents de sable depuis le début du mois de Farvardin (21 mars-20 avril) est trois fois supérieure à celle de l'année dernière", selon Ali Jamali, un responsable de l'environnement cité par l'agence Fars.
Le printemps est traditionnellement une période de vents forts en Iran, mais la multiplication de tempêtes de sable aussi violentes et sur d'aussi vastes régions est un phénomène récent dans ce pays normalement protégé par son relief très montagneux.
"90% des vents de sable" frappant l'Iran proviennent de ses voisins à l'ouest, selon Ali Ashrafi, responsable de l'environnement de Téhéran.
Les responsables iraniens attribuent le problème à la désertification de la moitié sud de l'Irak, consécutif à 25 ans de guerres et d'exode de population, et la construction de barrages qui ont réduit le débit du Tigre et de l'Euphrate, les deux grands fleuves irakiens.
"La sécheresse de l'année dernière dans toute la région a renforcé ce phénomène", selon M. Jamali.


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