Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Syrie/contestation: les médias publics diffusent des aveux de "terroristes"

Les médias officiels syriens ont diffusé mercredi les aveux de trois membres présumés d'un "réseau terroriste" qui affirment avoir reçu des armes de l'étranger afin d'inciter à des manifestations et au renversement du régime.
Anas al-Kanj, présenté comme le chef d'un groupe "terroriste", indique "avoir reçu des armes et de l'argent de l'étranger (...) afin d'inciter à des manifestations et au renversement du régime, et de commettre des actes de sabotage" susceptibles de porter atteinte à la sécurité dans le pays, a indiqué le quotidien al-Baas.
M. Kanj, 29 ans, affirme avoir reçu des armes et de l'argent notamment d'un député libanais, Jamal al-Jarrah, via un membre des Frères musulmans (interdit en Syrie), Ahmad al-Ouda.
M. Jarrah est un député du bloc du Premier ministre en exercice Saad Hariri, opposant au Hezbollah, mouvement chiite libanais soutenu par Damas.
Il a été demandé à M. Kanj de "tirer sur les manifestants afin de semer la discorde et faire croire que les forces de sécurité avaient ouvert le feu sur les manifestants", affirme le quotidien officiel as-Saoura.
Un autre membre présumé du réseau, Mohammad Ahmad al-Sakhné, 24 ans, a fait état d'"un plan pour attaquer un commissariat de police à Sbeiné (près de Damas) afin de prendre les armes des policiers".
La télévision a également diffusé les "aveux" de ces trois personnes.
La Syrie est le théâtre depuis la mi-mars d'un mouvement de contestation sans précédent du régime.
Les manifestations ont été durement réprimées par les forces de l'ordre qui ont tué plus d'une centaine de personnes et blessé des dizaines d'autres, selon des militants des droits de l'Homme.
De leur côté, les autorités accusent régulièrement des "bandes armées" d'être à l'origine des tirs sur les manifestants et les forces de sécurité.
Les médias officiels syriens ont diffusé mercredi les aveux de trois membres présumés d'un "réseau terroriste" qui affirment avoir reçu des armes de l'étranger afin d'inciter à des manifestations et au renversement du régime.Anas al-Kanj, présenté comme le chef d'un groupe "terroriste", indique "avoir reçu des armes et de l'argent de l'étranger (...) afin d'inciter à des manifestations et au renversement du régime, et de commettre des actes de sabotage" susceptibles de porter atteinte à la sécurité dans le pays, a indiqué le quotidien al-Baas.M. Kanj, 29 ans, affirme avoir reçu des armes et de l'argent notamment d'un député libanais, Jamal al-Jarrah, via un membre des Frères musulmans (interdit en Syrie), Ahmad al-Ouda.M. Jarrah est un député du bloc du Premier ministre en exercice Saad Hariri,...