Le président français "a souligné le fait que la France a fait son devoir pour la démocratie et pour la paix en Côte d'Ivoire, un pays auquel nous sommes profondément liés par l'histoire", a déclaré le porte-parole François Baroin devant la presse.
"Les forces françaises ont agi à la demandes des Nations unies et ont appuyé les Casques bleus dans les termes du mandat fixé par le Conseil de sécurité des Nations unies. Elles ont agi parce qu'il fallait protéger les civils face à une situation sécuritaire et humanitaire qui ne cessait de s'aggraver", a également justifié M. Baroin.
"La sécurité de nos ressortissants est restée tout au long de la crise la priorité de nos forces. Le gouvernement salue le professionnalisme des militaires français engagés en Côte d'Ivoire, ils ont rempli leur mission avec sérieux, avec efficacité et avec mesure. Le président de la République a souligné à quel point nous pouvions en être fiers", a-t-il conclu.
Les forces françaises sont intervenues lundi à Abidjan en soutien des troupes fidèles au président ivoirien Alassane Ouattara, lors de l'assaut qui a permis l'arrestation du président sortant Laurent Gbagbo qui refusait de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre.
Cette intervention a suscité les critiques du camp de M. Gbagbo et de certains élus de l'opposition en France qui ont dénoncé une ingérence de Paris.
Mercredi, devant des députés, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a réaffirmé que les forces françaises n'étaient "pas allées au-delà du mandat" de l'ONU en Côte d'Ivoire, assurant que Laurent Gbagbo s'était "rendu à des Ivoiriens".

