"L'homme d'affaires Karim Fakhrawi est mort dans des circonstances mystérieuses en prison", a annoncé le principal groupe de l'opposition chiite, le mouvement Al-Wefaq, sur son site web.
Le mouvement chiite précise que M. Fakhrawi, arrêté le 3 avril, "est la quatrième personne à succomber dans les prisons bahreïnies" depuis l'écrasement à la mi-mars du mouvement de contestation contre la dynastie des Al-Khalifa.
Les médias officiels n'ont pas confirmé cette information.
Le ministre de l'Intérieur avait annoncé le 3 avril la mort en prison d'un homme arrêté en lien avec les manifestations, puis le 10 avril le décès de deux manifestants.
Dans un communiqué publié avant l'annonce d'Al-Wefaq, HRW a estimé que "le procureur général devrait effectuer une enquête sur la mort de trois personnes en détention et demander des comptes à toute personne reconnue responsable de tortures, de mauvais traitements ou d'avoir empêché l'accès à des soins médicaux".
HRW a indiqué avoir pu constater des signes de "sévices atroces" sur le corps d'Ali Issa Ibrahim Saqr, manifestant mort en prison le 9 avril.
Selon le ministère de l'Intérieur, M. Saqr, 31 ans, a succombé à des blessures subies en tentant de résister à des agents de l'ordre pendant sa détention.
Un deuxième détenu, Zakaria Rached Hassan, 41 ans, avait été retrouvé mort le 9 avril dans sa cellule. Le ministère a affirmé qu'il était décédé des suites d'une maladie commune à Bahreïn, la drépanocytose. L'autre détenu décédé en début avril avait succombé à la même maladie.
Les autorités ont mis fin à la mi-mars à une contestation d'un mois menée par les chiites qui forment la majorité de la population autochtone, après l'arrivée de forces de pays voisins et partenaires de Bahreïn au sein du Conseil de coopération du Golfe.
Les violences ont fait, selon Manama, 24 morts, dont quatre policiers.
La répression du mouvement de contestation a été suivie de rafles au cours desquelles plus de 400 personnes, en grande majorité chiites, ont été arrêtées selon Amnesty International.


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