"L'ambassadeur a exprimé à ses interlocuteurs turcs les préoccupations que nous inspire l'envoi d'une flottille pro-Hamas dans les prochains mois", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Yigal Palmor.
Selon lui, une telle initiative relève d'une "provocation à la violence" et ce "même message a été transmis à d'autres pays en Europe afin d'éviter le départ d'une telle flottille".
Une flottille internationale regroupant des participants de 50 pays, dont la Turquie, doit acheminer d'ici fin mai un convoi d'aide humanitaire à Gaza, ont annoncé ses organisateurs lundi à Athènes.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait pressé lundi l'Union européenne d'empêcher l'envoi d'une nouvelle flottille, qualifiant un tel projet de "provocation délibérée, visant à mettre le feu aux poudres".
M. Netanyahu avait déjà demandé le 1er avril au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de stopper la prochaine flottille humanitaire, qui envisage de briser le blocus maritime israélien.
Selon ses organisateurs, cette nouvelle flottille entend marquer le 1er anniversaire de l'assaut de la marine israélienne contre le ferry turc Mavi Marmara, qui avait fait 9 morts parmi les passagers turcs dans les eaux internationales, au large de Gaza.
L'opération israélienne avait suscité de vigoureuses condamnations à travers le monde et provoqué une crise dans les relations entre Israël et la Turquie.
A la suite des pressions internationales déclenchées par cette affaire, Israël a assoupli son blocus de la bande de Gaza, sous contrôle du mouvement islamiste Hamas, tout en maintenant un strict embargo maritime, l'interdiction de la plupart des exportations et de sévères restrictions à la circulation des personnes à l'entrée et à la sortie de Gaza.

