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L'Union africaine exhorte les rebelles libyens à "pleinement coopérer"

L'Union africaine (UA), dont plusieurs chefs d'Etat se sont rendus la veille en Libye, a exhorté mardi les insurgés libyens à "pleinement coopérer" après leur rejet du cessez-le-feu proposé par l'organisation.
En raison d'un préalable avancé par le Conseil national de la transition (CNT - rebelles) "au lancement urgent de discussions sur les modalités d’un cessez-le-feu, il n’a pas été possible, à ce stade, de dégager un accord sur la question essentielle de la cessation des hostilités", selon un communiqué publié à Addis Abeba la suite de la visite des présidents africains à Tripoli et Benghazi.
La délégation de l'UA y "lance un appel pressant au CNT à coopérer pleinement, dans l’intérêt supérieur de la Libye, et à aider à la recherche et à la mise en oeuvre de la solution politique juste et durable que le peuple libyen appelle de tous ses voeux et que la communauté internationale assure de son soutien".
Le cessez-le-feu est essentiel et que l'UA reste "déterminée à poursuivre ses efforts et achever ce dont elle a été chargée", selon le communiqué.
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a accepté l'arrêt des combats proposé par l'UA mais la rébellion libyenne l'a rejeté expliquant qu'elle refuserait toute médiation ne prévoyant pas un départ immédiat du dirigeant.
Le représentant des insurgés, Moustapha Abdel Jalil, a fait remarquer que l'organisation pan-africaine était jusqu'à l'année dernière présidée par le colonel Kadhafi et qu'elle recevait des fonds importants de la Libye, ignorant les aspirations essentielles du peuple.
"Kadhafi et ses fils doivent partir immédiatement s'ils ne veulent pas se mettre en danger (...) Nous ne reconnaîtrons aucune initiative qui ne prévoie pas la satisfaction des aspirations et demandes légitimes du peuple libyen à la démocratie, à la liberté, à l’état de droit et au développement socio-économique", a ajouté le chef rebelle.
La délégation de présidents africains mandatés par l'UA pour résoudre la crise libyenne est arrivée lundi soir à Alger pour une rencontre de deux jours avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, selon l'agence APS.
Elle est composée des présidents Amadou Toumani Touré (Mali), Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) et Denis Sassou Nguesso (Congo), du président de la Commission de l'UA, Jean Ping, ainsi que du ministre ougandais des Affaires étrangères, Henry Oryem Okello.
"Nous travaillons pour trouver une solution à cette situation complexe et nous poursuivons nos efforts pour faire cesser cette crise", a indiqué le président mauritanien à Alger.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a renouvelé lundi la demande des Etats-Unis de voir Mouammar Kadhafi quitter le pouvoir, tout en refusant de commenter l'accord proposé par l'UA en vue d'un cessez-le-feu.
Lors d'une conférence de presse à Washington, Mme Clinton a précisé: "Nous pensons, aussi, qu'il doit y avoir une transition qui reflète la volonté du peuple libyen et un départ de Kadhafi du pouvoir et de Libye".
L'Union africaine (UA), dont plusieurs chefs d'Etat se sont rendus la veille en Libye, a exhorté mardi les insurgés libyens à "pleinement coopérer" après leur rejet du cessez-le-feu proposé par l'organisation.En raison d'un préalable avancé par le Conseil national de la transition (CNT - rebelles) "au lancement urgent de discussions sur les modalités d’un cessez-le-feu, il n’a pas été possible, à ce stade, de dégager un accord sur la question essentielle de la cessation des hostilités", selon un communiqué publié à Addis Abeba la suite de la visite des présidents africains à Tripoli et Benghazi.La délégation de l'UA y "lance un appel pressant au CNT à coopérer pleinement, dans l’intérêt supérieur de la Libye, et à aider à la recherche et à la mise en oeuvre de la solution politique juste et...