"Nous nous sommes engagés à agir pour favoriser le retour de la paix dans ce pays. Nous fournirons un soutien à long terme à la Côte d'Ivoire pour la prospérité afin de garantir la stabilité et aider à reconstruire le pays", a déclaré la chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton dans un communiqué.
La Haute représentante de l'UE a "salué" l'arrestation de M. Gbagbo, qui "constitue", selon elle "un tournant décisif pour le réglement d'une crise qui a duré cinq mois depuis les élections".
Elle a "réitéré son soutien au président Ouattara, à son gouvernement et au peuple de Côte d'Ivoire dans leur tâche de réconciliation, de relance et de développement".
Jugeant "essentielle, la restauration de la loi et de l'ordre", Mme Ashton a appelé à la "retenue" toutes les parties impliquées dans la crise qui a éclaté après la présidentielle de novembre 2010.
"Tous les auteurs de violations des droits de l'Homme doivent répondre de leurs agissements", a-t-elle assuré.
La chef de la diplomatie européenne a également félicité les Casques bleus de l'ONUCI ainsi que la force française Licorne pour avoir protégé les civils, les invitant à poursuivre pour l'instant leur action et soutenir le gouvernement de M. Ouattara dans le rétablissement de la sécurité.
La priorité doit maintenant être donnée à la réconciliation nationale y compris parmi les forces armées, a affirmé le président du Parlement européen, Jerzy Buzek.
"Nous saluons la volonté d'Alassane Ouattara d'apporter la paix et la justice en Côte d'Ivoire", a dit M. Buzek dans un communiqué diffusé peu après l'annonce de l'arrestation de M. Gbagbo.
M. Ouattara "doit maintenant confirmer ses qualités d'homme d'Etat et prendre des mesures concrètes pour favoriser la réconciliation nationale, y compris parmi les forces armées", a ajouté M. Buzek.
Le président du Parlement européen a également souhaité que les auteurs de crimes contre des civils soient "dûment traduits en justice".
La crise "aurait pu être évitée si Laurent Gbagbo avait accepté la volonté de son propre peuple, librement exprimée dans les urnes", a estimé M. Buzek.
Il a déclaré que les Ivoiriens "ont longtemps souffert des agissements irresponsables de leur classe politique". "Ils méritent maintenant de voir leurs aspirations satisfaites - les aspirations à une paix durable et au développement d'institutions démocratiques solides", a dit M. Buzek.

