"Nous avons été très clairs sur le fait que nous voulions un cessez-le-feu, nous voulons voir les forces du régime libyen se retirer des zones dans lesquelles elles sont entrées par la force", a dit Mme Clinton au cours d'une conférence de presse.
Elle s'est toutefois refusée à commenter le cessez-le-feu proposé par une délégation de l'Union africaine (UA), accepté par le colonel Kadhafi, mais rejeté lundi par la rébellion libyenne.
Au sujet de ce cessez-le-feu, "ce qui est important, ce sont les actes et non les mots", a renchéri le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney. "Le colonel Kadhafi et son régime savent très bien ce qu'ils doivent faire", a-t-il ajouté lors de son point de presse quotidien.
"Nous voulons assister à un retour de l'eau, de l'électricité et d'autres services dans les villes qui ont été brutalisées par les forces de Kadhafi", a ajouté Mme Clinton, interrogée sur l'accord proposé par l'UA.
"Nous voulons voir l'aide humanitaire atteindre les gens en Libye. Ces conditions ne sont pas négociables", a-t-elle dit.
"Nous pensons, aussi, qu'il doit y avoir une transition qui reflète la volonté du peuple libyen et un départ de Kadhafi du pouvoir et de Libye", a-t-elle précisé.
"Nous sommes en accord avec beaucoup de nos partenaires internationaux sur la nécessité de faire en sorte que ces points soient aussi clairs que possible... Donc, nous allons attendre d'avoir le compte-rendu complet sur ce que la délégation de l'Union africaine a décidé", a conclu la chef de la diplomatie américaine.
M. Carney a de son côté assuré que les Etats-Unis "poursuivent (leurs) mesures économiques et diplomatiques pour resserrer l'étau autour de Kadhafi".
La rébellion libyenne a rejeté lundi à Benghazi (est) le cessez-le-feu proposé par l'Union africaine (UA), pourtant accepté la veille par Mouammar Kadhafi, expliquant qu'elle refuserait toute médiation ne prévoyant pas un départ immédiat du dirigeant.

