"Nous sommes au courant d'une tentative d'envoi fin mai-début juin d'une nouvelle +flottille+ à Gaza. Il ne s'agit pas d'une +flottille de paix+ mais d'une provocation délibérée destinée à mettre le feu aux poudres dans cette partie de la région", a mis en garde M. Netanyahu.
"Je pense qu'il est dans notre intérêt commun d'agir pour qu'une telle flottille soit stoppée", a poursuivi le Premier ministre, lors d'un déjeuner à Jérusalem avec les ambassadeurs de l'UE.
"Ceux qui aspirent à la paix et au calme doivent tout faire en leur pouvoir pour empêcher cette provocation", a martelé M. Netanyahu estimant qu'il n'y a pas de crise humanitaire à Gaza.
M. Netanyahu avait déjà demandé le 1er avril au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de stopper la flottille qui envisage de briser le blocus israélien de la bande de Gaza.
M. Netanyahu a affirmé à cette occasion que parmi les organisateurs de la flottille, qui doit se diriger vers les côtes de Gaza le mois prochain, figurent des "éléments extrémistes islamistes dont l'objectif est de provoquer une conflagration".
Ce voyage de 15 navires avec à bord des militants de 25 pays doit marquer le 1er anniversaire d'un assaut lancé par la marine israélienne contre une flottille d'aide similaire mais plus petite, dans lequel neuf Turcs avaient été tués, selon les organisateurs.
L'assaut meurtrier avait suscité de vigoureuses condamnations à travers le monde et porté un nouveau et grave coup aux relations avec Ankara.
Suite à des pressions internationales, Israël a assoupli depuis lors son blocus de la bande de Gaza, sous contrôle du mouvement islamiste palestinien Hamas, tout en maintenant un strict blocus maritime, l'interdiction de nombre d'exportations et de très strictes restrictions à la circulation des personnes à l'entrée et à la sortie de Gaza.


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